P’tit blabla sur Cuba

Me voilà fraîchement revenue de Cuba ! Ce fut une semaine au chaud bien appréciée après ce long et rude hiver (bon, après avoir passé 4 ans au chaud, il fallait bien que je récupère mon quota de froid, aussi….). Maintenant, place aux récits de voyage ! Je commence aujourd’hui avec quelques généralités, et surtout, des premières impressions.

Cuba dans les grandes lignes

Cuba est un pays insulaire au coeur des Caraïbes. Elle a été espagnole, puis américaine, avant de devenir indépendante au début du 20ème siècle. On y parle donc espagnol, et un petit peu anglais (bien que cette deuxième langue ne soit quand-même que peu parlée, je trouve). Quand je dis espagnol, accroche-toi quand-même : l’accent est bien chaud à comprendre ! Mais bon, quelques mojitos plus tard, ça se passe…

En termes de population, les cubains sont concentrés dans les grandes villes, mais particulièrement dans la capitale, la Havane. La deuxième ville comptant le plus de cubains… n’est même pas à Cuba ! Il s’agit de Miami ! Au total, juste à Cuba, il y a près de 11 millions d’habitants. Beaucoup ont émigré aux États-Unis, au Canada, et au Mexique.

Côté monnaie, deux circulent actuellement : le peso cubain, et le peso cubain convertible (CUC). La différence entre les deux ? Le premier ne sert qu’aux cubains (et ils en sont fiers car comportent des figures importantes de leur histoire), et la deuxième est la seule monnaie que les touristes pourront utiliser.

Cuba est réputée pour ses systèmes médical et éducatif totalement gratuits. Plutôt cool, ça… De plus, il n’y a quasi pas de chômage. À côté de ça, les salaires ne sont pas ultra élevés non plus… Pour info, une femme de ménage dans un grand hôtel comme celui où j’étais gagne entre 20 et 40 CUC par mois (soit à peu près la même chose en Euros). La guide touristique qui nous a accompagnés à la Havane gagne plusieurs centaines de CUC par mois. Mais clairement, les gens ne vivent pas avec leur salaire : ils vivent avec tout ce qu’il y a à côté. Déjà, rien que le fait que la santé et l’éducation soient gratuits est énorme. Ensuite, des aides sont fournies par l’Etat pour tout ce qui concerne des produits tels que sucre, farine, huile, etc. Puis, le nombre de touristes étant croissant à Cuba, les gens vivent aussi grâce à la générosité des touristes (surtout les canadiens qui arrivent avec des sacs de vêtements, des fournitures scolaires, etc), leurs pourboires.

Côté climat… clairement, la meilleure saison pour aller à Cuba est de novembre à avril ; c’est la saison sèche, même si du fait de sa localisation tropicale, l’humidité est omniprésente sur l’île. Là, en avril, au nord de l’île, on avait 25 le matin et 30 l’après-midi… à l’ombre hein ! Des vents doux permettent de rendre supportable ces températures. Ç’a été 7 jours de grand soleil pour nous, avec juste quelques nuages apparaissant en fin de journée (sans pluie sur la partie de l’île où on était – j’y reviendrai dans mon prochain article)… Et l’eau, je ne sais pas à combien elle était, mais qu’est-ce qu’on était bien dedans ! 🙂 Bon, tout ça, c’est le bon côté des choses… parce qu’après, en été et automne, les choses se gâtent : beaucoup de pluie, et surtout, un risque cyclonique élevé. Les vents violents qui frappent l’île régulièrement ont obligé les habitants à prendre les mesures nécessaires pour éviter trop de dégâts : les constructions locales et les hôtels ne sont jamais très hauts, en béton. Hélas, pour les plus démunis, l’habitat est souvent en bois et tôles, qui, bien évidemment, ne résistent pas à la violence des tempêtes qui font rage sur le pays régulièrement.

Quelques impressions générales

Dès notre arrivée, on a senti les cubains extrêmement serviables. Certains sont clairement dans l’attente de quelque chose en retour, d’autres le font parce qu’ils sont foncièrement gentils, et ils seront simplement contents que tu donnes quelque chose en retour, mais ne trouveront pas anormal que tu ne le fasses pas non plus.

On voit rapidement que le tourisme est omniprésent, particulièrement les touristes canadiens. Il y a des drapeaux canadiens à plein d’endroits. Bon, en même temps, il faut reconnaître que le prix de vacances à Cuba au départ du Canada (Montréal pour parler de ce que je connais et ai testé) est ultra attractif. Les 4 petites heures de vol permettent en plus de s’y rendre facilement même sur de courtes durées… C’est LA destination soleil favorite des canadiens ! (et des français qui habitent au Canada aussi hihi).

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Le tourisme étant de grande importance à Cuba, les cubains tiennent à leur réputation. Aussi, ils savent que si un touriste avait une mauvaise expérience à cause d’un cubain, ça pourrait nuire à la réputation de tout le peuple cubain et donc au tourisme lui-même. De ce fait, le cubain respecte beaucoup le touriste, et les vols et agressions envers touristes sont extrêmement rares (jamais, selon les guides touristiques, mais « jamais » ne fait pas partie de mon vocabulaire pour ce sujet précis). Plutôt rassurant…

On a trouvé assez difficile d’avoir des informations claires sur certains sujets. On a posé beaucoup de questions aux locaux, et les sons de cloche variaient beaucoup pour un même sujet. Est-ce que ces personnes ont réellement une expérience différente de leur propre système cubain ? Ou est-ce que chacun essaie de faire passer un message précis, le message que chacun veut bien faire passer ? Difficile à dire…

Partout où on est allés, on se laissait bercer par une agréable odeur de végétation transportée par les vents doux. J’avais oublié ce que ça sentait, la nature. J’avais oublié cette odeur d’herbe fraîchement taillée par les tondeuses, de ces gigantesques fleurs tropicales titillées par les rayons du soleil. J’avais oublié ce que c’était de ne pas avoir à passer 10 minutes à s’habiller de gros vêtements avant de sortir de chez moi. Bref, j’ai redécouvert toutes ces petites choses que j’aime tant. J’ai eu l’impression de faire un retour aux sources ! Autant dire que le départ de Cuba a été perturbant ! Heureusement, à l’arrivée à Montréal, il faisait beaucoup moins froid qu’au départ, et surtout, toute la neige avait disparu. Seul hic : il flotte en continu… Alors je vais continuer à attendre les jours meilleurs afin de redécouvrir Montréal !

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La suite au prochain article !

***

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5 réflexions sur “P’tit blabla sur Cuba

    • Le Melia Peninsula Varadero ! De manière générale, tous ceux de la chaine Melia sont d’excellente qualité. Il est déconseillé de prendre en dessous de 4 étoiles là-bas.

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  1. Félicitations pour ton récit, bien expliqué.
    Moi je suis allé fin Octobre et on a eus une assez bonne température.
    Le ressort ‘Brizas Bella Costa’ était bon avec des spectacles toutes les soirs, juste la plage trop petite mais la température de l’eau excellente.
    Pour le prix payé (710$) vaut vraiment la peine.

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  2. Les cubins qui travail dans les hotels sont PRIVILEGIES et en plus ils profitent des cadeaux et des tips que les touristes leurs donnent , mais les autre cubins n’on rien, la plupar des salairs sont en dessus de 20 $.

    FAUX,,,,Le premier ne sert qu’aux cubains (et ils en sont fiers car comportent des figures importantes de leur histoire), et la deuxième est la seule monnaie que les touristes pourront utiliser.
    ,,,,,,,,,,,,,,,,,,les touristes peuvent aussi utilise les deux monnaie .
    je suis reter a cuba 6 mois + 4 mois l’année passer , les tout inclues ne reflete pas la vie cubaine ,il faut sortir des hotels pour les connaitres !!!….moi aussi j’aime ca les tout inclus de temps a autre.
    bonne vacances
    thierry

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    • Oui, c’est bien ce que j’ai cru comprendre, que le personnel hôtelier était privilégié. Mais c’est assez relatif… Ça reste des gens avec lesquels il est intéressant de discuter pour connaître leur point de vue sur telle ou telle chose.

      A priori, sauf s’il cherche à ce que ce soit le contraire, le touriste ne se retrouve pas avec le moindre CUP sur lui. Lorsqu’il retire, il obtient des CUC ; lorsqu’il va à un bureau de change, il obtient des CUC, et quasiment partout où il va aller, il aura à payer en CUC. En cela, non, il ne pourra pas vraiment utiliser de CUP. Après, dans quelques rares endroits, ça pourra lui être utile ; aussi, il peut demander à se procurer des CUP en fonction de ce qu’il compte faire sur place, mais de base, c’est avec des CUC qu’il fera tout, du retrait au paiement…

      Concernant les all inclusive, je ne suis pas fan de ce mode de voyage si c’est pour rester à l’hôtel (ce qui n’a pas été mon cas). Ce n’est pas parce qu’on se paye un all inclusive qu’on est tenus de rester tout le temps à l’hôtel non plus, d’ailleurs. C’est juste que la formule all inclusive est tellement peu chère au départ du Canada qu il serait dommage d’aller payer plus cher pour dormir ailleurs. Après, c’est sûr que si on veut voir le pays, il faut se bouger pour sortir de l’hôtel même si tout est fait pour qu’on y reste un max. Le seul regret que j’ai, c’était que cet hôtel était vraiment trop loin de tout, et ça ne facilitait pas les aspects logistiques pour pouvoir bouger. Ça ne nous a pas empêché de le faire un minimum 😉

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