France : notre tour de Corse – partie 1

Et voilà, notre (superbe, génialissime, fantastique, etc etc) tour de Corse est fini. Et c’est avec un gros pincement au coeur que je le constate… Encore un endroit dont je suis tombée amoureuse, encore un endroit où je reviendrai chercher ce petit bout de mon coeur que j’y ai semé… Maintenant, place au récit de ce périple.

Rapides impressions générales sur les corses

Partout où nous sommes allés, nous avons été super bien accueillis. Les corses se sont montrés super aidants, et curieux de savoir ce qu’on faisait avec nos gros sacs à dos ainsi qu’avec un petit chien aussi mignon (ce sont leurs mots hein!). Au premier abord, tu sens une barrière. Mais en quelques secondes, si tu n’es pas du genre à la ramener, que t’es sympa et que t’ouvres pas ta bouche dans le but de te plaindre, cette barrière tombe, et là tu découvres une personne pleine d’humour, prête à remuer ciel et terre pour t’aider.

Le voyage vers la Corse

Vu que je ne suis pas une grande fan de l’avion, que nous voyageons à budget réduit, que nous emmenons notre chienne avec nous… bref, pour tout un tas de raisons, nous avons choisi de ne pas aller en Corse en avion. Nous nous sommes donc rendus jusqu’à Nice (ça, ça a été la partie la plus chiante et la plus coûteuse du séjour, surtout en venant du sud-ouest de la France!), et y avons pris un bateau jusqu’à Bastia, qui met environ 5h pour faire la traversée en journée. Pour nous 3, juste cette traversée nous a coûté autour de 90 euros.

Alors pourquoi de Nice et pas d’ailleurs ? Parce que c’est Corsica Ferries qui part de là, et que sur les bateaux Corsica Ferries, les toutous peuvent rester avec leurs maîtres. Puis la traversée est plus rapide de Nice que de Marseille, et c’est un élément non négligeable quand on a le mal de mer !

Port de Nice

Bastia

La ville

Après une longue et tranquille traversée, nous apercevons les sommets du nord de l’île. Puis nous longeons le Cap Corse avant d’arriver finalement à Bastia. Vue de l’eau, la ville ne semble pas présenter quoi que ce soit d’exceptionnel… Et pourtant, elle est pleine de charme quand on commence à la découvrir de l’intérieur ! Nous débarquons là-bas un dimanche soir ; c’est calme. Quelques restos sont ouverts et comptent quelques clients épars. Des enfants jouent sur la grande place centrale pendant que des papis corses restent assis sur un banc à commenter l’actualité dans leur langue locale…

Silhouette de la Corse

On passe la nuit dans un petit hôtel pas très cher du centre, et on visite la ville le matin, sous les premiers chauds rayons du soleil. Bastia se teinte de couleurs lumineuses.

À ne pas rater

La balade dans le vieux-centre, en passant au port, au pied de la plus grande église de Corse, puis en remontant vers la Citadelle de laquelle on a une magnifique vue sur les environs. De jour comme de nuit, un passage sur le port vaut de toute façon le coup.

Porto Vecchio

Le trajet

En bus, 52 euros pour 2 personnes + chien. Les bagages devaient être payants, et ne l’ont pas été pour une raison inconnue. Le chauffeur n’est pas très causant, mais il ne fait que son travail, qu’il fait très bien, cela dit.

La ville

Il s’agit d’une petite station balnéaire au pied d’un minuscule petit village. Il semblerait que le seul point d’intérêt du coin soit les plages. Bon, tant mieux, on vient aussi en Corse pour en voir ! Un petit tour sur la Marina en dit long sur la fréquentation de cette petite ville. Là, je ne me sens pas vraiment à mon aise avec mes tongs, mon short déjà tout crade, et mes cheveux pas coiffés ! Ou peut-être y avait-il une occasion spéciale qui faisait que tout le monde était sur son 31 ?

À ne pas rater

La plage de Palombaggia, au sud de Porto Vecchio. Il faut y aller en voiture, moto, ou ce que tu veux, mais pas en marchant… parce que c’est soit tu passes par la route et c’est ultra dangereux, soit tu coupes par le maquis et c’est ultra dangereux (et tu passes en plus par des propriétés privées où ton téléphone ne capte pas, et dont les propriétaires t’avertissent que eux sont gentils et te laissent passer, mais qu’ils ne garantissent par que leurs voisins réagissent pareil…) .

Palombaggia est la première plage à laquelle nous nous rendons en Corse. Et quelle plage ! Elle nous avait été chaudement recommandée par bien des gens, mais peut-être aussi trop recommandée, car nous l’avons trouvée belle, mais pas non plus exceptionnelle (notre vision du monde commencerait-elle à être biaisée par trop de voyages et de beaux paysages ?!). Après avoir réussi à retrouver notre chemin alors que nous étions perdus au milieu du maquis, nous apercevons un bout d’eau turquoise. Nous descendons et sommes surpris de voir que la plage n’est pas si blindée de monde que ça… et surtout, que les chiens sont bienvenus ici ! Nous qui pensions que nous allions être handicapés par le fait d’avoir Toupie avec nous… que dalle !

Palombaggia

Le sable est un peu moins joli que l’eau, recouvert d’un tapis de pommes de pin et d’aiguilles… mais on reste davantage dans l’eau – à environ 30 degrés lorsque nous y étions – que sur la plage alors bon… pas grave !

Bonifacio

Trajet

En bus, au départ de la gare routière en sortie de ville, 20 euros pour nous 2 , 30 minutes. Le chauffeur est un petit papi tellement âgé qu’on craint qu’il ne tienne pas le trajet, même s’il a l’air d’avoir un regain d’énergie dès que des minettes entrent dans le bus. Il a un fort accent italien, et porte une chemise blanche ouverte laissant apparaître ses quelques derniers poils et sa chaine en or vieilli… le cliché, quoi !

La ville

Lorsqu’on arrive sur le port de Bonifacio, on découvre une première facette de cette ville. De la gare routière, on a vue sur le port et surtout, sur cette impressionnante citadelle qui domine la ville. Si tu as du temps à perdre, tu peux rester sur le port un bon moment, tu y verras certaines célébrités aller et venir. Dernièrement, Johnny Depp, Katy Perry et bien d’autres sont arrivés en bateau ici… Il parait que c’est le deuxième port le plus prisé après celui de Saint Tropez. Je n’aime habituellement pas trop les ambiances bling bling et compagnie, mais j’ai trouvé que ça ne s’était pas trop ressenti ici à Bonifacio. Oui, des gens très friqués s’y promènent, mais paradoxalement, ça ne pue pas le fric ici.Bonifacio

Il règne ici une énergie très particulière, quelque chose de magnétique, quelque chose qui donne le sentiment d’être chez soi… même en cette période estivale soit disant touristique. Je dis « soit disant » car je n’ai pas trouvé ça surpeuplé comme ce que j’ai pu connaître dans d’autres stations balnéaires de France. Et c’est tant mieux !

Aussi, si tu aimes marcher, il y a vraiment de quoi faire aux alentours de la ville, avec des chemins côtiers t’offrant de superbes vues sur des paysages magnifiques. À éviter aux heures les plus chaudes de la journée, car c’est très peu ombragé (et aussi, éviter de s’ouvrir le pied avec une sardine de tente la veille d’une randonnée… crois-moi sur parole!), et si toi aussi tu le fais avec ton chien, tu risques de te retrouver à devoir le porter (re-crois-moi sur parole!).

À ne pas rater

  • La citadelle. Après un tour complet du port pour photographier une partie de la ville sous tous ses angles et pour voir les luxueux yachts stationnés ici, il faut absolument monter à cette fameuse citadelle. La montée est assez abrupte, mais il faut dire que la vue de là-haut se mérite ! Ou plutôt, LES vues… Tu as notamment un magnifique panorama sur la mer bordée de roches blanches découpées avec beaucoup de précision d’un côté, et de l’autre côté, tu découvres le port vu de haut, ce qui lui donne une toute autre dimension. Si le temps est aussi clair que celui que nous avions, tu pourras voir la Sardaigne qui n’est vraiment plus très loin de là… En contrebas, une petite plage rocailleuse où l’eau est aussi claire que ce que les cartes postales laissent supposer te permettra de te rafraîchir. Puis dans la citadelle elle-même, tu trouveras tout un éventail de choix de bars, de restos typiques, et de boutiques de produits locaux… le tout pour des prix que je ne pensais pas si abordables (menus moins chers qu’en Vendée !! si, si!). Tu te demanderas rapidement si la citadelle ne compte pas plus d’animaux que d’humains : il y a des gentils chiens et des (cons de*) chats partout ! (*j’aime tous les animaux, mais les chats font aboyer ma chienne… voilà tout!).

Plage à Bonifacio

  • Un tour en bateau dans la réserve naturelle des Îles Lavezzi. C’est pas donné (35 euros par personne pour 2 heures de croisière), mais ça vaut le coup. Il suffit de se rendre sur le port de Bonifacio, et tu ne pourras pas rater le kiosque qui vend les billets (tu te feras de toute façon alpaguer…). Il s’agit de la plus grande réserve naturelle de Méditerranée. Franchement, la couleur de l’eau est digne de celle qu’on peut voir sur les cartes postales des Bahamas ! On n’a pas pu descendre sur l’île Lavezzi elle-même puisqu’interdite aux animaux, mais si tu vas y passer la journée, n’oublie pas ton masque et ton tuba ; tu croiseras un tas de poissons colorés apparemment pas très sauvages ! Le bateau t’emmène aussi faire le tour de l’île Cavallo, où des maisons de stars sont installeés, comme une de celles des Grimaldi ou encore de la famille Jack Daniels. Certaines maisons sont de type troglodytiques ; pas mal pour garder un peu de fraîcheur pour cette chaleur torride ! Ensuite, tu longes des plages dignes des Caraïbes, comme Piantarella. Les couleurs que tu vois ici sont presque trop vives pour être réelles ! Le guide nous a expliqué que l’eau prend cette couleur turquoise à cause de la poussière calcaire, provenant des falaises calcaires et reflétant la lumière sous cette couleur incroyable. La croisière se termine par le Grotte du Dragon, de l’autre côté du Port. C’est super dangereux ce truc quand la mer est agitée ! Le bateau profite d’une demi-seconde de calme relatif pour s’engouffrer dans un trou minuscule, au fond duquel un bout de la roche du plafond s’est effondré, laissant un trou de la même forme que la Corse. Là, tu dis « chapeau le pilote » et tu savoures encore plus chaque bel endroit que tu vois au cours de la fin de cette croisière !

Lavezzi

  • Randonnée vers la plage de Paragan, à l’ouest de Bonifacio. Ce n’est pas la seule randonnée du coin, mais celle-ci est chouette. Ni trop longue, ni trop courte, avec des petits arrêts plage et photos ! Les chemins sont rocailleux, un peu périlleux pour les chevilles. Il fait très chaud et sec par ici, alors n’oublie pas d’amener suffisamment d’eau, et de ne pas t’aventurer par là aux heures les plus chaudes et venteuses de la journée. Un feu est vite parti, et se propage encore plus vite ! Les plages sont recouvertes d’écorces d’eucalyptus mélangées à des détritus divers et variés… c’est un peu dommage, ça ! Quant à l’eau, elle est encore plus chaude qu’à Porto Vecchio, mais ça s’accompagne de pas mal de petites méduses rosées. Forcément, il ne peut pas y avoir que des avantages…

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Propriano

Le trajet

En bus. 20 euros pour nous deux, chien non payant (c’est selon la taille du chien et le bon vouloir du chauffeur hein). Le trajet dure 1h10, et passe par une route sinueuse qui longe la côte. Beaux panoramas assurés mais attention au mal de transport !

La ville

Bon, là, c’est LA station balnéaire par excellence ma foi ! Les petites rues du village ont un certain charme, mais qu’on occulte facilement en raison du trop grand nombre de touristes pressés qui se baladent par ici. De toute façon, nous n’y restons pas plus que ça puisque nous démarrons le Mare e Monti sud d’ici !

Propriano

Mare e Monti sud

Concernant cette partie, je t’invite à lire ici mon article complet sur cette randonnée.

Mes coups de coeur de cette randonnée

  • L’étape entre Burgo et Olmeto : ombragée, terrain varié, jolis panoramas, et arrivée dans un village vraiment accueillant.
  • On n’est jamais ultra loin de la mer, et j’aime vraiment l’avoir dans mon champ de vision.
  • La plage de Cupabia, dans l’étape Porto Pollo – Coti Chiavari. D’ailleurs, si tu fais cette randonnée un jour, fais peut-être en sorte de dormir à cette plage, c’est super mignon et il y a un camping, alors qu’à Coti Chiavari, tu devras ouvrir ton portefeuille et aller dans un gite OU demander à bivouaquer derrière l’église 😉

Porticcio

Outre notre expérience douteuse du camping (voir l’article sur le Mare e Monti sud), Porticcio était mignon, bien qu’un peu trop blindé de touristes qui n’avaient visiblement pas encore réussi à se détendre. Des plages mignonnes avec tout ce qu’il faut pour se divertir, le tout face à Ajaccio qui tend les bras de l’autre côté du golfe. Ah si ! Un truc spectaculaire à Porticcio : le coucher de soleil… Les collines derrière Ajaccio donnent au coucher de soleil un charme exceptionnel.

Coucher de soleil sur le Golfe d'Ajaccio

Coucher de soleil sur le Golfe d’Ajaccio

Ajaccio

Le trajet

En bateau de la marina de Porticcio. 5 euros par personne pour une traversée d’une grosse demi-heure.

La ville

Quand on arrive au port d’Ajaccio, on découvre les façades joliment colorées des bâtiments des environs, au pied desquels se trouvent de nombreuses boutiques, restos et bars. On a un peu le même sentiment qu’à Bonifacio, si ce n’est que les locaux sont peut-être un peu plus speeds par ici. Mais sinon, il règne cette même ambiance qui fait qu’on s’attache vite. Ouais, ya plein de touristes, mais ils sont éparpillés. À aucun moment je ne me suis sentie « agressée » dans cette ville.

Ajaccio

Rapide petit mot sur notre hébergement, quand-même. Là, on avait choisi un hôtel, car camping trop éloigné. Mais forcément, pour ne pas ruiner, il nous a fallu nous éloigner un minimum du centre (même si ça restait accessible à pied). Nous avions donc pris un hôtel très bien noté, pour lequel je bénéficiais de quelques euros de réduction. Très bon accueil, belle localisation en bord de mer, tout ça tout ça. Notre chambre n’était pas prête lorsque nous sommes arrivés, donc le réceptionniste nous a fait patienter sur la mignonne petite terrasse du restaurant, juste à côté de l’entrée de l’hôtel. On était tranquilles ici. Une famille est venue nous rejoindre pour la même raison. Et d’un coup, alors que mon cher et tendre était en train de lire sereinement un livre, installé sur un canapé, il s’est reçu un seau d’eau (ou d’un liquide non identifié sur le coup) sur la tête. Comme ça. Eh oui, la femme de ménage, normalement habituée aux lieux, jette ses seaux d’eau par la fenêtre…. genre, elle avait jamais remarqué que des gens pouvaient se tenir en-dessous ! Elle s’est excusée sèchement, prétendant qu’elle n’avait pas fait exprès (je vois pas trop comment on peut ne pas faire exprès de vider un seau, mais bon….), et un peu plus chaleureusement le lendemain. Le livre a pris un peu cher, mais ce n’est pas grave. Ça aurait été un téléphone, l’ordinateur, ou l’appareil photo qui aurait pris, je pense que je n’aurais pas laissé les choses se calmer comme ça !

La suite dans la seconde partie !

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4 réflexions sur “France : notre tour de Corse – partie 1

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