Australie : vivre dans une ferme

8 jours que nous sommes arrivés en Australie. Nos 4 premiers jours, nous les avons passés sur Melbourne (je reviendrai sur cette ville dans un prochain article). Puis nous avons pris un train mardi matin en direction de Geelong, à 1h de Melbourne, pour au moins deux semaines. Pourquoi ? Car grâce au site HelpX, nous avons trouvé une famille qui acceptait de nous héberger pendant deux semaines en échange de quelques heures de travaux par jour. Cette famille vit dans une ferme aux abords de Geelong, donc… et nos travaux consistent en quelques coups de main à la ferme justement !

HelpX, c’est quoi ?

Avant de parler de notre vie trépidante à la ferme, quelques mots sur le site HelpX. Ce site permet de mettre en contact des familles qui ont besoin d’un coup de pouce pour des tâches diverses et variées (tâches ménagères, garde d’enfants, compagnie de personnes âgées, travaux d’intérieur, jardinage, etc…), avec des gens qui comme nous veulent voyager à pas cher tout en découvrant une culture et en gardant du temps pour autre chose. Du coup, quand tu fais ça, tu n’es pas payé, certes, mais tu es logé, nourri, blanchi en échange des quelques heures d’aide que tu fourniras à la famille. Et ici en Australie, je t’assure que c’est bienvenu au début, compte tenu des prix exorbitants.

L’inscription au site est gratuite ;  en revanche, si tu souhaites pouvoir entrer en contact avec les familles, il te faut prendre un abonnement qui coûte une vingtaine d’euros.

Franchement, ça ne fait même pas une semaine que nous vivons l’expérience HelpX, mais on est déjà conquis (et pour sûr, dès qu’on sera installés quelque part, avec une bonne situation, on deviendra famille d’accueil aussi !), et on voit clairement les bénéfices :

  • on apprend énormément sur la culture australienne, bien plus que ce qu’on aurait appris si on n’avait pas fait ça ;
  • on progresse en anglais à vitesse V : en fait, le souci quand on vient en couple ou entre amis en Australie, c’est qu’on a trop tendance à ne pas faire d’efforts linguistiques, ou trop peu par rapport à ce qui est nécessaire. Oui, tu peux instaurer des règles du genre : « on se parle en anglais pendant 1h ». Mais depuis 5 ans que je suis partie de France, je peux te garantir qu’aucun français ne tient plus de 10 minutes s’il y a un autre français dans les parages. C’est bien dommage. Du coup, vivre au sein d’une famille, même en couple ou entre amis, ça t’oblige à faire l’effort, parce que t’es obligé de te faire comprendre et de finir par réussir à comprendre ce qu’on te demande de faire, et ça serait hyper irrespectueux de ta part de parler français devant ta famille sachant qu’ils ne captent pas un mot de ce que tu racontes. Donc anglais, anglais, anglais… et en quelques jours, tu sens le progrès, quel que soit ton niveau de départ.
  • Vu que notre expérience se déroule dans une ferme, je rajouterais un autre avantage propre aux expériences en campagne : tu apprends beaucoup sur les animaux, particulièrement sur ceux que tout le monde redoute en arrivant en Australie (je pense aux serpents et aux araignées). Peut-être un peu trop même ! Ainsi, on apprend à reconnaître les bestioles dont il faut clairement se méfier, où on peut les trouver, et la marche à suivre si on les croise de plus ou moins près. Passionnant, bien que ça rende aussi un peu parano !

My Globe Story à la ferme

On est installés dans une caravane toute équipée près de la ferme de nos hôtes. Ceux-ci nous laissent accès à globalement toute la maison, sauf la nuit où seuls les sanitaires nous restent ouverts (mais comme on a peur de croiser des serpents, on n’y va pas…). La caravane est spacieuse, on y est vraiment bien, même si d’extérieur, elle ne paye pas de mine… Seul hic : bah c’est pas isolé, et les températures peuvent monter très très haut comme elles peuvent descendre très très bas encore à cette période de l’année. Heureusement, un petit chauffage d’appoint nous est mis à disposition, et il nous a plus servi que l’inverse pour l’instant !

Notre caravane

En gros, notre famille – ou plutôt la maîtresse de maison, Deb – nous demande de filer un coup de main quelques heures le matin principalement (grossomodo autour de 4h par jour, mais nous ne sommes pas regardants, et notre hôte ne l’est pas davantage). Qu’est-ce qu’on fabrique ? Bah un peu tout… On arrose, on désherbe, on ramasse des plantes, on déplace des cailloux (sous lesquels se cache la fameuse veuve noire… la minuscule araignée mortelle d’Australie que tous redoutent), on donne à manger aux animaux, on conduit le tracteur… On aide aussi à la création d’un mini jardin botanique au fond de la ferme, projet de grande importance pour notre hôte passionnée de jardinage.

Mon cow-boy préféré

Puis évidemment, on aide aux tâches quotidiennes, faire la cuisine, mettre le couvert, débarrasser, faire la vaisselle, etc… puisqu’on mange avec eux. On vit vraiment avec eux en fait, et du fait que nous n’ayons pas de véhicule, on est cantonnés à rester sur place. Forcément, ça tisse des liens. Les deux plus jeunes enfants, deux filles de 10 et 4 ans, nous parlent comme elles le font avec n’importe qui, et c’est génial pour nous. On sent qu’elles sont habituées à rencontrer des étrangers, elles ne bloquent que rarement sur notre accent !

P’tit coup de coeur pour les animaux, bien sûr ! Ce n’est pas une grosse ferme, mais il y a tout de même un chien, 3 ou 4 chats, plein de cochons d’Inde, plein de poules et poulets, deux oies sans arrêt suivies par un canard, 2 vaches et 2 veaux, 2 chevaux et un poney. Ils me font tous marrer à leur façon… Entre le chien qui a direct capté à quel genre d’individu il avait affaire et qui fait ses yeux de pokemon dès que j’ai le visage orienté vers lui, les chats qui me font presque la fête quand ils me voient, les poules qui nous courent après quand on est dans leur enclos, les chevaux qui me suivent tels des labradors, les oies qui m’appellent dès qu’elles me voient, le canard qui semble persuadé d’être une oie, les veaux fascinés par notre GoPro, les vaches qui ont oublié de grandir…

Puis en dehors de la ferme, on croise aussi plein d’animaux à l’occasion de sorties, comme cette douce poule-soie qui kiffe les câlins…

Silky Chicken

En parlant animaux et câlins, à l’instant où j’écris, 9 bébés cochons d’Inde viennent de naître à 3 mètres de la caravane, des bébés tout doux qui demandent plein de câlins. Autant te dire que je suis raaaaavie !

Guinea Pig

***

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4 réflexions sur “Australie : vivre dans une ferme

    • Ta tudo explicado nesta matéria 🙂 O que é que vc quer saber exatamente ? Toupie n’est pas encore avec nous, on va la chercher demain au centre de quarantaine. Nous avons hâte !

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