Emmener son chien de France en Australie (II)

Dans un précédent article, je t’ai expliqué toutes les démarches que nous avons faites afin que notre Toupie puisse venir vivre avec nous en Australie. Tu peux retrouver  cet article ici. Maintenant qu’elle est sortie de quarantaine, je complète cet article avec tout ce qu’il s’est passé après avoir laissé Toupie entre les mains de Goldenway International Pets ce fameux mardi 13 octobre 2015.

Notes importantes avant lecture (bis)

Je remets ces petites notes déjà présentes dans la première partie sur les démarches pour emmener Toupie en Australie, histoire de ne pas perdre de vue certaines choses.

  • ces informations sont… des informations ! Afin de savoir précisément les démarches à effectuer et d’être sûr que celles-ci soient actualisées, il faut se rendre sur le site du ministère de l’agriculture australien. Ce que je vais raconter là, c’est valide aujourd’hui, pour un chien de taille moyenne, envoyé de France…
  • parce que ma procédure a été un peu particulière du fait d’être faite à cheval sur deux pays, donner des montants exacts ne serait ni possible ni très informatif pour toi. Mais pour te donner une vague idée du nombre de billets à prévoir, je t’ai mis à chaque étape coûteuse un nombre de dollars correspondant au nombre de chiffres avant la virgule. En revanche, si tu veux plus de détails sur certains tarifs, je pourrais éventuellement te répondre si tu me contactes en privé.
  • inutile de perdre du temps avec un commentaire du type « inadmissible de faire subir ça à son chien »… L’abandonner aurait été inadmissible, oui ; surtout compte tenu de son histoire… !

Vol

Après avoir déposé Toupie, nous avons passé la journée entière à l’aéroport. Rapidement, j’ai reçu un mail avec des nouvelles et une photo de Toupie, installée dans sa cage, prête à partir. Ça rassure un peu, d’autant qu’elle ne me semble pas stressée outre mesure sur cette photo.

Toupie in her cage

Elle est donc partie par Malaysia Airlines dans la journée du mardi 13 octobre. Son escale allait avoir lieu à Kuala Lumpur. Eh ouais, m’dame se paye des vacances en Malaisie alors que ses maîtres n’y sont jamais allés !

Ensuite, à l’aéroport de Melbourne, nous n’avons rien eu à faire concernant Toupie, puisqu’elle a été prise en charge directement par un agent du centre de quarantaine. Ah oui, d’ailleurs, j’avais oublié de le mentionner dans le précédent article ça : cet agent en question, il faut bien sûr le payer… Tu rajouteras donc à tous les $ précédents une centaine de dollars pour ça (tu le payes dans les 2 semaines avant le départ). Bref, ce qui est dommage et frustrant, c’est qu’on ne peut même pas voir son animal à l’arrivée, snif…

Quarantaine

Toupie a donc été emmenée avec toute sa documentation au centre de quarantaine. À son arrivée, elle a été examinée par un vétérinaire, et tous ses papiers ont de nouveau été revérifiés (au cas où malgré les 20.000 vérifications précédentes, il y aurait encore un souci…).

Puis elle a été placée dans un box dans lequel elle est restée pendant 10 jours, avec quelques sorties dans l’enceinte de la quarantaine pour qu’elle puisse courir un peu. Contrairement à ce qui peut être raconté sur Internet (visiblement sans connaître…), ces box sont loin d’être petits ! Les dimensions se comptent en mètres, et non en centimètres… Bref, sois rassuré, l’animal a laaaaaargement assez d’espace. Et aucun des chiens présents n’avait l’air d’être maltraîté !

Aussitôt placée dans son enclos, j’ai reçu un mail d’un agent de la quarantaine, me disant que Toupie était bien arrivée et qu’elle allait bien, qu’elle était toute mignonne, ravie d’avoir des câlins. J’ai apprécié recevoir ainsi des nouvelles. J’en ai eu d’autres au cours de la semaine, pour me dire comment ça se passait, et qu’en l’occurrence, tout se passait bien.

Note du 15 mai 2016 : à ce jour, il n’existe qu’un seul centre de quarantaine pour nos chats et chiens domestiques en Australie, à Melbourne.

Libération de l’animal

Au bout de 10 jours, l’animal est libéré ou non, selon ce qui aura été observé pendant la période de quarantaine. Il y a notamment une visite vétérinaire deux jours avant la date de libération présumée, et là, si le moindre souci se pose, t’es bon pour rallonger la période de quarantaine (à tes frais…$$$$). Pour ma part, tout a bien été, et nous avions alors rdv le dimanche 25 octobre pour aller chercher notre Toupie. J’angoissais un peu en même temps que j’avais hâte. Je craignais de ne pas retrouver sa personnalité, de la trouver traumatisée. Alors que nous marchions dans les allées du centre de quarantaine pour d’abord aller récupérer sa cage, on l’a aperçue, tranquille dans sa cage. Elle nous a vus à son tour, et là, elle a juste explosé de joie (ou de hâte de sortir… mais je préfère me satisfaire de la première option) ! Grâce à elle, plusieurs chiens autour se sont mis à aboyer aussi… On est allés la retrouver, elle nous a fait une mega fête, et nous a vite fait comprendre qu’elle n’avait qu’une seule hâte : celle d’aller farfouiller partout pour savoir d’où viennent toutes ces nouvelles odeurs ! Enfin, en tout cas, tu peux laisser ton chien en toute confiance entre les mains de ce centre de quarantaine. On est repartis de là avec tous les papiers de Toupie, sa cage, et bien sûr, Toupie elle-même ! (note du 15 mai 2016 : le centre de quarantaine où nous avions laissé Toupie n’accepte plus que les oiseaux ; un autre centre de quarantaine pour chiens et chats a ouvert ses portes, toujours à Melbourne)

Toupie à la découverte de St Kilda

Notre petite frayeur dans tout ça

Bien sûr, si tout s’était déroulé parfaitement bien pendant toute cette démarche, ça aurait été trop beau ! 10 jours avant le départ, suite aux tests sanguins réalisés sur Toupie pour vérifier son statut immunitaire vis-à-vis de certaines maladies, il s’est avéré que le test de la leishmaniose (celui demandé par le gouvernement australien) était positif. Un peu normal j’ai envie de dire… puisqu’elle est vaccinée contre la leishmaniose et ses vaccins sont tous parfaitement tenus à jour (ouais ouais, je me lance des fleurs pour ça). Mais du coup, le test, lui, indique juste que ma chienne a des anticorps contre la maladie ; il ne dit pas si ces anticorps sont induits par la maladie elle-même ou si c’est par un vaccin. Du coup, le laboratoire en charge des analyses a pris la liberté d’effectuer un autre test, qui, lui, permet de confirmer que les anticorps de ma chienne sont bien ceux induits par la vaccination. Ce test a bien eu un résultat négatif… ouf… sauf que (bah oui, tu te doutes bien…) … ce test n’est pas approuvé par le gouvernement australien, puisqu’ils en demandent un bien précis, pas un autre… En d’autres termes, 10 jours avant le départ, on nous dit que Toupie ne correspond plus aux critères d’importation définis par le ministère de l’agriculture australienne… juste parce que ma chienne est trop bien vaccinée contre cette saloperie de leishmaniose qu’ils ont la chance de ne pas connaître chez eux. La loose, hein ? J’étais déjà pas mal sujette aux insomnies depuis mon tour de Corse de cet été, j’ai presque arrêté de dormir après ça ! Et là, j’ai encore plus vénéré mon choix d’être passée par Goldenway international Pets. Pourquoi ? Parce que grâce à eux, j’ai su qu’il était possible de demander une dérogation ($$$), et que cette dérogation a pu être traitée en urgence par leur intermédiaire (sans frais supplémentaires pour Goldenway). Au final, quelques centaines de dollars plus tard et quelques dizaines d’heures de sommeil en moins à essayer de réfléchir à un impensable plan B, tout s’est bien terminé 🙂

Mon conseil donc : bien que dans les premiers temps, avant la demande du permis d’import, on ne semble s’intéresser qu’à la vaccination contre la rage de ton animal, mentionne absolument tous les autres vaccins/traitements que ton animal aurait pu avoir. Peut-être que ça t’évitera des gros coups de flip de dernière minute de ce genre-là !

Toupie, le retour

Et maintenant ?

Il va falloir l’enregistrer auprès de la ville dans laquelle on est pour l’instant hébergés ($$$). Et il faudra renouveler ce document à chaque endroit où nous irons ($$$). Bref, on n’a pas fini d’en donner, des $ !

Toupie à St Kilda

***

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6 réflexions sur “Emmener son chien de France en Australie (II)

    • De faire subir quoi, au juste ?! L’abandonner aurait été triste, oui, mais désolée, je ne fais pas partie de ces gens qui prennent les chiens pour des objets ; j’adopte, j’assume…
      Pour info, et c’est précisé dans ces 2 articles, à aucun moment ma chienne n’a été maltraitée, ni avant, ni pendant son trajet, ni maintenant que nous l’avons récupérée. De plus, son état de santé lui permettait d’effectuer ce voyage ; c’est à ça que servent les visites chez le veto avant le départ.

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  1. Salut, tout d’abord merci beaucoup pour ton blog qui est assez complet et surtout récent !
    Pour ma part, je pars le 1er mars avec mon berger australien, et je voulais avoir quelques renseignements à propos des services que t’on fait goldenpet donc si on pouvait en parler en privé se serait sympas.
    Sinon comment ça se passe ta vie en Australie avec ta boule de poile, comment les australien l’accepte ? Et concernant les logements avec petfriendly ?

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    • Hello 🙂
      Merci pour ta lecture et le compliment !

      Pas de souci pour répondre à tes questions en privé.

      Tout va nickel pour le moment ; ma chienne, Beagle x podengo portugais, ne ressemble à aucun autre chien ici, alors les australiens sont ultra curieux de savoir ce qu’elle est, quel âge elle a, etc. Franchement, elle est bien acceptée, et de l’avoir avec moi permet d’engager facilement la discussion dans la rue, c’est cool. Après, c est sûr que d’avoir son chien offre moins de choix pour ce qui est du logement, mais je te rassure, il y en a quand-même. Là, nous sommes pour l instant en colocation, et ça se passe bien. On voudrait passer en logement individuel rapidement, mais pour cela, il va falloir qu’on justifie d’un contrat de travail, et ça, pour le coup, c est vramiment compliqué à cette saison ! Bref. Plusieurs australiens nous ont dit de ne pas forcément cocher la case « petfriendly » dans les moteurs de recherche de logements, car ça limitera vraiment aux logements sûrs d’être pet friendly. En laissant ta recherche assez large, tu peux de ce fait tomber sur des annonces où le côté pet friendly n’est pas spécifié, et tout va alors se passer au moment de la visite. Ne perds juste pas de temps avec les annonces où c’est clairement écrit no pets.

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  2. Chapeau ! Il y a trop de gens qui laisseraient les bras au premier obstacle. Nous espérons faire pareil d’ici un an pu deux. Nous avons un Labrador croisé que ne pourrait pas laisser ici. Juste une petite question ; tu as fait comment entre Canada et France ? As tu (et Toupie) bien passé 6 mois ici avant le départ ?
    Merci d’avance

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    • Salut ! Merci pour ton commentaire 🙂

      Alors je n’ai pas eu besoin de passer 6 mois en France ou au Canada ; cette condition de devoir rester 6 mois au même endroit avant le départ n’est plus tout à fait d’actualité, ou pas de cette façon. En fait, ce qui est demandé à l »heure actuelle par le gouvernement australien, c’est qu’un dosage des anticorps antirabiques soit fait au moins 6 mois avant la date d’exportation. Ce prélèvement (et les analyses) doit être réalisé dans un pays approuvé par le gouvernement australien, et s’il est prévu un déménagement international dans les 6 mois avant le départ en Australie, il faut juste s assurer que les deux pays (dans mon cas France et Canada) soient catégorisés de la même façon par rapport à la rage. Ensuite, il faut simplement que les résultats d’analyses soient validées par les autorités vétérinaires du pays d’export (France pour moi). Em gros, tu es assez libre de te balader avec ton chien pendant les 6 mois qui précèdent le départ, il faut juste s’assurer de ne pas passer dans des pays non approuvés par le gouvernement australien (la liste des pays approuvés est dispo sur un des liens que j’ai fournis), notamment des pays africains, le Brésil, et bien d’autres…

      Je sais pas si j’ai été ultra claire, cette condition est elle-même assez mal expliquée sur le site du gouvernement australien lol. Je t’invite toutefois à bien vérifier régulièrement le site du gouvernement concernant les importations d’animaux en Australie, car les choses changent super régulièrement.

      N’hésite pas si tu as d’autres questions !

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