Bilan d’une année en WHV en Australie

Ce samedi 15 octobre 2016, ça faisait tout pile un an que nous étions arrivés en Australie (en plus d’être le 32ème anniversaire de mon homme 🙂 ). Un an… pfiou !!! Ça passe tellement vite ! Je sais pas si ça te fait ça à toi aussi, voyageur et/ou expatrié, mais très franchement, depuis que j’ai quitté la France, j’ai vraiment l’impression que le temps passe vachement plus vite !!!! Je me souviens de mon départ de France comme si c’était hier alors que ça fera bientôt 6 ans ! (ou comment se rappeler à soi-même qu’on vieillit…!).

Bref… Un an en Australie, donc… Si quand j’étais gosse on m’avait dit qu’un jour j’irais vivre en Australie, je n’y aurais clairement pas cru ! En fait, à partir du moment où j’ai décidé de choisir le VIE au Brésil plutôt que de partir en WHV en Australie (pour comprendre de quoi je parle, rdv ici!!) à la fin de mes études, je crois qu’au fond de moi, je m’étais dit que je n’irais alors jamais en Australie. Finalement, au retour des 2 ans au Brésil, mon mari et moi étant sans obligations à ce moment-là, nous nous sommes dit que c’était le moment ou jamais d’aller passer du temps en Australie, même si dans notre esprit, c’était cuit pour le WHV (on ne se voyait pas vivre en mode backpacker à ce moment-là). Juste un mois, juste pour voir… puis nous remettre à la recherche active d’un emploi pour lui n’importe où dans le monde. Ce mois en question, au-delà de nous avoir permis de prendre le recul nécessaire pour digérer le départ du Brésil, il nous a permis de tomber sous le charme de l’Australie, de sa faune exceptionnelle, de ses plages aussi variées que belles… D’ailleurs, ça n’est pas un hasard si l’histoire de mon premier roman « Johanna » se déroule en Australie, à Manly principalement !

Re-bref… Je n’aime pas trop ressasser le passé (ouais, je sais, c’est difficile à croire vu le nombre de fois où je parle de mes expériences passées 🙂 ), je veux plutôt me concentrer sur ce que je veux faire là, tout de suite, maintenant, et penser à ce qui me ferait plaisir demain. Toutefois, j’aime bien faire des bilans (et donc regarder dans le passé, l’analyser…)… Je trouve que ça permet de prendre du recul, tirer des leçons, mieux se connaître, pour mieux profiter du lendemain… Alors voilà, une fois de plus, petit retour sur cette année écoulée, en parlant plus particulièrement de l’aspect WHV.

Les bonnes surprises

On en a moins chié que ce que je craignais ! 
Ça fait un moment que les gens disent que l’Australie, ce n’est plus ce que c’était, et notamment, ça n’est plus l’Eldorado d’avant. Du coup, quand t’arrives ici, tu te demandes d’office dans quelle merde tu vas te foutre. Soit on a été chanceux soit on nous a menti, car on n’a pas galéré du tout, nous (ou plutôt, très peu par rapport à ce qu’on craignait)!  Perso, juste avant l’été, vu que mon domaine était en mode « calme plat », je me suis dit que j’allais chercher dans des bars ou restos pour faire je ne sais quoi. Premier café où je demande, j’ai décroché un essai. Bon il n’a pas été concluant, je crois que mes deux mains gauches sont résolument trop gauches pour que je puisse bosser dans la restauration un jour :-D. Mais n’empêche que le seul et unique endroit où j’ai demandé, ça a été facile de décrocher un essai ! Ensuite, j’ai finalement décidé de prendre du bon temps et  j’ai commencé une recherche active d’emploi seulement au bout de 3 mois (janvier). À peine commencé à chercher que j’ai direct passé 3 entretiens pour des postes plutôt pas mal du tout, 2 dans mon domaine et un pour le compte d’une compagnie aérienne de grande renommée. J’ai juste eu à choisir, en somme ! Alors que mon CV rebute en France parce que j’ai touché à trop de choses, ici c’est ça qui intéresse 🙂
Bref, clairement plus facile que ce que je craignais !

Le drapeau de notre maison pour les 3 ans à venir

Le drapeau de notre maison pour les 3 ans à venir

On n’a pas un niveau d’anglais si merdique
Ayant entendu diverses choses sur l’accent australien, on s’était dit qu’on ne comprendrait rien du tout en arrivant. Histoire de limiter la casse, on avait commencé à regarder des séries australiennes (Rush et Wentworth, cette dernière étant top de chez top!). Alors est-ce que c’est ça qui a aidé, je sais pas, mais en tout cas, on comprenait plutôt bien au début (à part au téléphone, mais je ne comprends déjà rien en français, donc bon… 🙂 ).

Les surprises… moins bonnes

On n’est qu’en WHV…
… avec tout ce que ça implique. Ça m’a causé quelques soucis avec mon dernier boulot en entreprise, notamment en termes de rémunération et de place dans l’entreprise. De plus, du fait d’être en WHV, on est souvent associés à l’image de personnes qui ne font que passer par ici, et donc qui ne sont pas dignes de créer une amitié ou de trop être impliqués dans certaines choses…

Coût de vie super élevé
Alors ok, les salaires vont avec… ouais, mais pas quand t’es en WHV ! C’est là tout le problème…. donc forcément, TOUT est cher… À l’heure actuelle, pour notre loyer, on paye par SEMAINE ce qu’on payait par MOIS au Portugal… Voui. Et avec moins d’espace, bien sûr ! Ce n’est qu’un exemple parmi bieeeeen d’autres ! Je ferai d’ailleurs prochainement un article sur le coût de la vie, avec des exemples concrets (resto, une bière, des courses basiques, etc).

Home sweet home

Home sweet home

Conclusion

La grande question est la suivante : est-ce que ça vaut le coup de venir en Working Holiday Visa en Australie ? Je ne me permettrais pas de répondre dans l’absolu, car je crois que ça dépend bien trop de chacun, de ce qu’il compte y trouver, de ce qu’il planifie pour après. Dans notre cas, malgré un gros passage à vide pour moi entre mars et juin, l’expérience est plus que positive. Chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau, je découvre quelque chose que je n’avais jamais vu avant. Ma satisfaction est totale, même si bien sûr le pays compte d’innombrables défauts. Je ne le dirai jamais assez, aucun pays n’est parfait, et je te conseille de ne jamais quitter la France (ou ton pays) en te disant que tu trouveras un endroit où il n’y a aucun problème ; tu risquerais d’être sacrément déçu(e)…
Notre projet était de venir un an en WHV pour nous donner les moyens en un an de réussir à rester plus. Pour l’heure, nous ne savons pas combien de temps nous allons rester ici, nous sommes dans l’attente de la réponse pour notre résidence permanente, mais nous croisons les doigts !!

***

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10 réflexions sur “Bilan d’une année en WHV en Australie

  1. Je découvre grâce à toi qu’il y a plein de Brésiliens en Australie ! Un très bon point ! Leur langue est quand même plus chantante que l’anglais ! Moi aussi, j’adore le Brésil et le brésilien !
    L’anglais australien m’a beaucoup surpris. Moi, je parle « un » anglais américain et c’est très différent! Toute la prononciation est à revoir !
    C’est cool que l’Australie corresponde à tes attentes ! Ce n’est pas un pays qui m’attire particulièrement mais étant tout près, je vais y faire un petit tour ! Il faut laisser la porte ouverte aux bonnes surprises !@ +

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    • Ah c’est certain que l’anglais d’Australie ne fait pas rêver ! Je reste avec mon accent franco-brésilien sur une base d’anglais canadien moi ahah 🙂 Eh oui je suis une amoureuse éperdue du Brésil… J’ai beau avoir habité à 3 autres endroits depuis, mon coeur reste là-bas, aussi charmante soit l’Australie 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Ahaha l’accent australien j’ai eu du mal aussi! Pourtant j’ai l’habitude des USA, de la Nouvelle Zélande… mais l’Australie, arf! Ceci dit j’ai trouvé pire : Glasgow. MDR !
    C’est un beau bilan tout ça, c’est chouette !

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    • Ah oui, il parait que l’accent écossais est pire mais je n’ai pour l’instant pas eu de soucis à comprendre ceux que j’ai rencontrés! Pour moi le pire du pire a été l’accent de la campagne anglaise, près de Newcastle… Impossible à comprendre ahah!

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  3. ah je ne savais pas qu il y avait autant de Brésilien que cela
    comme quoi on apprend tous les jours
    un manteau à Sydney encore une découverte
    je croise les doigts pour vous pour la résidence permanente

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