Australie : de Sydney à Adelaïde via la Great Ocean Road

Pour les vacances de Noël, nous n’avions pas planifié de voyage à l’étranger, notamment parce que nous n’étions pas sûrs d’avoir le visa à temps. C’est pourquoi nous avons décidé de faire un road trip en Australie, idéalement à un endroit qu’on ne connaissait pas. Le choix s’est ainsi porté sur la Great Ocean Road et Adelaide, au sud du pays donc. Tout ça, nous voulions le faire de la manière la plus économique possible (donc en visant les campsites gratuits), et bien évidemment, avec notre Toupie (donc en visant les campsites non seulement gratuits, mais qui acceptent aussi les chiens!). En partant, et en raison de tout ce qu’on a pu lire sur la toile à ce sujet, on se disait que ce serait mission impossible de réunir ces 2 conditions ; et pourtant, on a réussi ! Allez, je te raconte tout, dans cet article en 3 parties :
– le matériel,
– les étapes,
– le bilan chiffré.
Et pour les photos, ça se passe ici !

Le matériel

  • Monica, notre super mini voiture 4×4 (si, si!) mais dans laquelle on peut en mettre des choses (oui, oui!) !!! Elle m’épate cette Monica…
  • Le strict minimum pour camper : une tente, des mini matelas, des duvets.
  • Nos affaires perso, dont le drone, l’ordi, la GoPro, et les téléphones qui feront office d’appareil photo pendant ce séjour, étant donné que nous sommes privés du nôtre (vendu sans attendre d’avoir reçu le suivant – GROSSIÈÈÈÈÈÈÈRE ERREUUUUUUUR, surtout à l’approche d’un tel trip!)
  • Les affaires de Toupie
  • Des conserves, histoire de manger économiquement sans avoir besoin de courir après les magasins, et malgré le fait qu’on  n’ait rien pour cuisiner !

Les étapes

Jour 1 (24 décembre), Dee Why – Clonbinane : 830km – 9h30

Après un bien coloré lever de soleil à 5h15 à Dee Why, on prend la route. On zappe toute la partie entre Sydney et Melbourne de façon à arriver à temps pour le déjeuner de Noël à Geelong le lendemain, dans cette ferme où nous avons été hébergés pendant nos premiers temps en Australie.
Malgré des pauses répétées en raison du petit réservoir de Monica, on pourrait presque arriver à Geelong dès le samedi soir, mais pour le coup, nous ne sommes pas attendus si tôt… On s’arrête donc au premier campsite gratuit et dog friendly qu’on trouve…

Pour dormir : Andersons Garden à Clonbinane
Pas de réseau, pas de douches, ni de toilettes, aucun bruit autre que le hurlement des oiseaux déchaînés, pas de lumière une fois la nuit tombée, pas de vie… La seule trace de vie qui s’y trouve, c’est celle des innombrables oiseaux de diverses espèces, et une tente non occupée près de laquelle ça sent la mort… hum inutile de te dire que j’ai flippé et que j’ai commencé à me faire des films dans tous les sens… Au final, il s’avère que l’odeur de mort qui régnait dans certains endroits du camp provenait d’un énorme kangourou éclaté (le mot est soigneusement choisi…) non loin de là… et que la tente était vide car les gens qui l’avaient mise là étaient juste allés passer le réveillon de Noël ailleurs qu’au milieu du campsite… Nous, par contre, on a passé la soirée ici, en tête-à-tête avec nos salades de thon ultra savoureuses et notre reste de cheddar fondu par la chaleur de la voiture… Original comme dîner de Noël !

Jour 2, Conbinane – Geelong (via Altona beach) : 155km – 2h30

– Altona beach : pas vraiment prévu de visiter cet endroit, on voulait juste  trouver des douches. Par chance, on trouve des douches chaudes gratuites en plein coeur de la ville. Pratique, ma foi ! Altona, c’est le genre de lieu où habitent les familles qui ont envie d’être confortablement installés à proximité de Melbourne sans les inconvénients… Et on a d’ailleurs failli s’y installer nous-mêmes au tout début, sans même connaître. Il y règne une certaine douceur de vivre bien agréable… Bien que ce soit le jour de Noël et que quasiment tout soit fermé, les gens sont dehors, ils sont au café, ils font des pique nique, ils sont à la plage, au parc… et surtout, tout le monde se souhaite un joyeux Noël.
– Geelong : idem, non pas qu’on avait planifié de visiter cette ville, on est juste attendus pour le déjeuner de Noël. Là, nous avons le plaisir de voir le fruit de notre travail de l’an dernier, c’est cool. Deborah est entourée de 2 adorables couples de HelpX – français et canadiens – qui ont tous mis la main à la pâte pour préparer un déjeuner aussi copieux que savoureux ! Compte tenu de la chaleur et de la quantité de nourriture ingurgitée, on sent qu’on va avoir du mal à digérer… On a une lueur d’espoir quand les voisins de Deborah (un médecin et une prof de piano et chant qui n’est autre que celle qui a appris à Tina Arena comment chanter en jouant du piano) viennent tous nous inviter à profiter de la piscine chez eux. Mais notre estomac est de nouveau mis à rude épreuve puisqu’ils nous servent des plateaux de petites gourmandises sucrées et salées.

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L’après-midi s’est passée ainsi, et le soir, forcément, aucun moyen d’ingurgiter de la nourriture. Au lieu de ça, le couple de français m’apprend comment faire des dreamcatchers ; c’est officiel, je me suis trouvée une nouvelle passion !

Pour dormir : pas de campsite cette nuit, on plante la tente dans le jardin de la propriété de Deborah !

Jour 3, Geelong – Ondit (via Torquay) : 120km – 2h

– Torquay : c’est la capitale australienne du surf, et tu t’en rends compte, il y a des surfeurs partout, et des boutiques de surf partout aussi ! Du monde est à l’eau mais les températures sont nettement plus fraîches que la veille, pas motivant pour s’y mettre nous aussi. On aimerait visiter un peu plus la ville, mais il est déjà tard, on est partis trop tard de Geelong, et il commence à faire sombre ; on ne peut pas trainer ici car on ne sait pas où on va dormir. On trouve où se doucher puis on part à la chasse aux campsites !

Pour dormir : Meredith Park Camping Ground
Du fait d’être situé en bord d’un lac, la vue sur le coucher de soleil de là est magnifique. Le lieu n’est pas plus équipé que le précédent, mais peu importe, ce qu’on veut, c’est pouvoir planter notre tente (je précise cela car beaucoup de campsites ne sont réservés qu’aux camping cars !) et que Toupie soit acceptée. En revanche, il est plus peuplé que le précédent, et mine de rien c’est rassurant.

Jour 4, Ondit – Princetown (via Lorne et côte) : 190km – 3h30

– Lorne : c’est un village enclavé derrière des montagnes en bord de mer, fortement recommandé par toutes les personnes à qui on a dit qu’on allait sur la Great Ocean Road. C’est tout mignon, avec sa multitude de petits restos, cafés, bars, et ses façades colorées. Mais c’est clairement une station balnéaire, avec tout l’excès d’animation et de population que cela représente en plein été.
– Great Otway National Park : c’est ici que nous voyons enfin des koalas à l’état sauvage, et pas qu’un peu ! Le phare, situé au cap, se visite ; il s’agit d’un des points les plus au sud de l’Australie continentale.
– Johanna beach (aucun lien avec mon roman !) : là, on pense pouvoir trouver de la place dans le campsite, mais celui-ci est plein. Pas étonnant vu sa localisation idéale en bord de mer. Ce petit détour nous aura permis d’assister à une violente bagarre entre deux kangourous (et là encore, on s’en veut d’être sans appareil photo).

Pour dormir : Princetown Recreation Reserve and Camping. 
Seul et unique campsite payant de notre trajet (20 dollars la nuit pour une tente 2 personnes et une voiture, payable en espèces uniquement). Les non payants dog friendly qui ne soient pas complets sont trop loin pour qu’on s’y aventure… Toutefois, pause bien appréciée, car c’était un vrai camping, avec des douches chaudes, de quoi jeter ses ordures, de quoi cuisiner, etc… et bien placé !

Jour 5, Princetown – Heywood : 200km – 2h30

– les 12 apôtres (ne cherche pas à compter, il n’y en a plus 12…), cette image qui est toujours montrée quand on parle de la Great Ocean Road. On n’a pas de chance, il fait un temps on ne peut plus merdique, du vent, de la pluie à n’en plus finir. Le ciel est bouché de chez bouché. Mais ça n’empêche pas de se rendre compte d’à quel point c’est impressionnant. C’est impressionnant, oui, mais à mon goût, de nombreux paysages bretons et normands n’ont rien à envier à ce paysage. Alors je suis un peu sceptique quant au fait que tout le monde parle des 12 apostles comme si c’était LA raison pour laquelle il fallait quitter la France pour venir en Australie ; c’est beau, certes, mais faut pas déconner non plus. Peut-être que la météo du jour a biaisé mon sentiment…

The Arch, London Bridge, The Grotto, Martyrs bay, Logan beach… Superbes ! Je ne m’attendais pas à voir ces petites criques ou grandes plages toutes plus belles les unes que les autres, aux couleurs vives malgré la grisaille…
– fabrique de fromage. Il y en a pas mal dans la région, mais on ne voulait pas faire de détour. Forcément, quand l’une d’entre elles se met au bord de notre route, obligés de s’arrêter et d’en acheter, nos boites de thon nous sortent déjà par les trous de nez. On file déguster tout ça un peu plus loin, à Port Fairy, une petite ville qui ressemble étonnamment à Storybrooke, ce village enchanté dans Once Upon a Time.

Pour dormir : Annya camp.
Enfin un campsite où il y a du réseau ; certes, pas de douches ni de poubelles, mais un petit WC et surtout, du réseaaaaaaau (disons que je n’ai déjà pas d’Internet à la maison, donc c’est une joie quand j’y ai accès!)! Et pour couronner le tout, le campsite regorge de koalas… je n’en ai jamais vu autant à la fois. J’ai découvert par la même occasion que les koalas poussaient de drôles de cris, visiblement que les mâles. Ils se mettent à gonfler le torse frénétiquement en poussant des sortes de rugissements qui ressemblent aussi à une violente crise d’asthme ou un démarrage foireux de motocross (ouais, tout ça à la fois). J’adore les koalas, mais quand tu entends ces cris toute la nuit, ils baissent un poil dans ton estime le lendemain matin quand même!). Outre les koalas, tu as aussi kangourous, échidnés, perroquets… bref, du beau monde australien 😉

Jour 6, Heywood – Kingston (via Southend) : 290km – 3h25

– Mount Gambier : première vraie ville depuis longtemps, avec plein de restos, des magasins, des bars, du réseau… On retrouve la civilisation ! La ville est super charmante, avec son architecture typique et ses jardins très colorés. De plus, le soleil a fait son retour, ça aide !
– Southend : voici un endroit qu’on a failli zapper, et heureusement que non, ç’aurait été une grave erreur ! Southend, c’est ce genre d’endroits avec de l’eau qui semble avoir été colorée artificiellement en turquoise tellement la couleur est intense ; c’est ce genre d’endroits où tu peux rouler sur la plage avec ton véhicule, sous réserve que celui-ci soit fait pour ça quand même (oui, Monica y a eu droit, c’est écrit 4WD sur le côté!). Un régal pour les yeux !

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– Beachport : que ce soit pour ses plages ou pour ses bars ou sa scenic road, tu seras forcément ravi par ce petit village animé.

Pour dormir : Kingston South East Rest Area
Comme son nom l’indique, c’est une aire de repos… Une bien classique, avec juste une table et une poubelle, même pas de toilettes. Et là, bah tu plantes ta tente et tu écoutes les voitures passer (ça va, elles sont pas nombreuses). Bizarrement pas le lieu qui m’emballait le plus, mais j’y ai super bien dormi !

Jour 7, Kingston – Currency creek : 320km – 3h30

– région des lacs : grosse déception, on pensait pouvoir longer la côte, et impossible 😦 Du coup, on roule… on roule… on roule… !
– ferries : plusieurs options de ferries gratuits sont proposées dans la région, pour traverser fleuves et rivières. Impeccable pour éviter de trop gros détours.
Middleton : ville côtière idéale pour le surf. D’ailleurs, Alban ayant voulu faire une session là, c’est là qu’il s’est rendu compte qu’il avait fait cadeau de sa combinaison toute récente dans l’un des spots où on a été…
Port Elliott : adorable village avec tout ce qu’il faut de bars et restos pour passer un bon moment. D’ailleurs, on s’est offert un petit resto indien qui vaut vraiment le détour !

Pour dormir : Currency creek Lions Park
Au bord d’une rivière, le camp compte une aire de jeux, quelques tables de pique nique, et des toilettes (nettoyées tous les jours, mais elles puent quand même… et surtout, ne pas utiliser l’eau du robinet pour boire ! De toute façon, la couleur te dissuade d’office…). Quand on y passe, un australien est installé là pour un moment, en attendant de trouver une maison qui lui convienne… Si tu y passes, possible qu’il y soit toujours !

Jour 8, Currency creek – Adelaide (via McLaren Vale) : 90km – 1h15

Mc Laren Vale : on connaissait déjà cette région de nom pour en boire régulièrement ses vins. En effet, on arrive là dans une région viticole de grande renommée en Australie. Impossible d’aller là sans faire un tour dans les caves… Sauf que quand t’es en road trip et que tu conduis, c’est pas forcément la meilleure idée du siècle. Bref. On s’est arrêtés dans 2 des nombreuses caves, Battle of Bosworth et Wirra Wirra. La première est un tout petit truc à l’ambiance chaleureuse, tandis que la seconde était bien trop grande pour que le personnel, bien que très sympa, soit plein de petites attentions à notre égard.
Adelaïde : grosse surprise. Tout le monde m’avait dit que c’était tout pourri là-bas, que c’était mort, qu’il y faisait froid, etc etc… Moi j’ai trouvé ça super mignon, avec ses pubs, ses restos, ses terrasses, ses vieilles bâtisses de l’Université… Puis on avait super chaud… et c’était très animé, avec une population plutôt jeune ! Je ne me verrais pas pour autant y vivre, trop besoin de la proximité de la plage, mais rien à voir avec l’idée que j’avais commencé à m’en faire ! Pour le réveillon du Nouvel An, de nombreuses festivités étaient organisées dans la ville au bord de la rivière notamment, et c’était vraiment noir de monde. On est partis de là assez tôt, pas tellement intéressés par les feux d’artifice (une fois que tu as vu ceux de Sydney, dur dur d’être émerveillé par d’autres !), et surtout, on avait Toupie avec nous qui ne supporte pas ce genre de choses. On est donc partis passer le reste du réveillon à la plage, où pour le coup il faisait bien plus frais, et où on aura vu un rapide bout de mini feu d’artifice local.

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Pour dormir : au milieu de nulle part dans la voiture.
Les campsites qui correspondaient à nos critères (gratuit, dog friendly, tent friendly) sont trop loin et éloignés de notre itinéraire de retour. Eh oui, le réveillon du nouvel an vient de passer, on a précisément moins de 2 jours pour rentrer chez nous… pas de temps à perdre ! Donc on commence à rouler pendant une petite heure après le feu d’artifice, et on s’arrête sur un parking paumé pour dormir dans la voiture. On découvre ainsi que Monica n’est pas si inconfortable que ça !

Jour 9, Adelaide – Gunning : 1130km – 12h

Pas vraiment d’arrêt de grand intérêt, on trace la route plutôt ! On passe par des villages qui ont des airs de ville fantôme. Pas un chat, aucun signe de vie, bien que quelques voitures poussiéreuses soient garées par-ci par-là. Pour le coup, c’est à la série The Walking Dead que nous font penser les villages de l’intérieur ! Côté végétation, c’est assez différent de la côte. Il y a très peu d’arbres, mais plutôt des arbustes de maxi 50 cm de haut, secs, qui doivent sûrement brûler très facilement… Ce retour est l’occasion de croiser des émeus à l’état sauvage sur le bord de la route (ils étaient vivants 😉 ).

Pour dormir : Gunning campsite.
De loin le meilleur de tous les gratuits qu’on ait faits ! Sûrement pour ça qu’il y avait plus de monde. Douches chaudes, toilettes propres, installations pour barbecue, tables, aire de jeux pour enfants, et même piscine ! (ouverte qu’à partir de 11h, mais quand même). On y arrive un peu tard, donc on plante la tente dans le noir et n’avons pas vraiment l’occasion de faire connaissance avec nos voisins, mais notre dernière nuit aura eu le mérite d’être reposante.

Jour 10 (2 janvier 2017) : Gunning – Dee Why : 280km – 3h30

Bilan :

Les chiffres

On a donc passé 10 jours sur la route, avons dormi dans 7 campsites différents (dont un seul payant), ainsi qu’1 fois dans notre voiture et 1 fois chez une amie. Nous avons roulé 3600km, sans compter les petits détours dans chaque endroit, qui ont fait prendre en réalité plus de 4000km à la voiture.

Au total – et sans compter les 500 dollars qu’on a déboursés pour réparer la voiture au retour – ce road trip nous a couté :
– 350 dollars d’essence
– 25 dollars de péages
– 250 dollars de nourriture
– 200 dollars pour les sorties resto et bars (et pourtant on n’est quasi pas sortis… preuve que l’Australie coute cher)
– 20 dollars pour le seul et unique campsite payant qu’on a fait ; pour tous les campsites, on a cherché via l’application Wikicamps (payante, mais pas chère du tout, du genre moins de 10 euros l’appli…). Quels que soient tes critères de recherche, tu trouveras les filtres qui correspondent à ton cas, c’est vraiment bien fait.
Soit un total de 845 dollars (=environ 580 euros). Quand je vois ce total, j’ai quand même mal, et je me dis que heureusement qu’on n’a fait quasi que des campsites gratuits ! Mais bon, c’étaient les vacances d’Alban, donc on s’est aussi fait plaisir, d’où les 200 dollars de sorties…

Ce qu’on a aimé :

Bien plus pet friendly que ce qu’on craignait
OUI, OUI, OUI, la Great Ocean Road avec son chien, ça se fait sans problème :-). On l’a fait et personnellement, je n’ai pas eu la sensation de galérer plus que ça. On a accédé à plein de spots magnifiques, et par exemple, pour des endroits comme les 12 apôtres où il est effectivement interdit d’aller avec son chien, eh bien Toupie restait dans la voiture pendant une petite vingtaine de minutes et puis voilà. Ce n’était pas la grande canicule à chaque fois qu’on l’a laissée, au contraire… Il pleuvait tellement qu’elle  ne voulait elle-même pas sortir de la voiture. Et il aurait fait chaud, on se serait juste relayés pour ne pas prendre le risque de la laisser enfermée dans la voiture sous un soleil de plomb. Et pour dormir, les campings qui acceptent les chiens sont suffisamment nombreux pour que tu aies l’embarras du choix.

Des tarifs plus abordables
C’est marrant comme dès qu’on s’éloigne de Sydney, les prix n’ont plus rien à voir ! Et le portefeuille a dit merci pour ça ! Tout est vraiment moins cher, essence,  nourriture… Bon, ça reste l’Australie, et comme tu peux le voir, ça reste un sacré budget quand même… Mais en mangeant sommairement et surtout en allant dans des campsites gratuits, tu réduis considérablement la facture d’un tel trip.

Des paysages magnifiques et variés
Sur la quantité de kms qu’on a parcourus, on n’a pas vraiment eu le sentiment de voir tout le temps la même chose. On a vu du sable blanc comme du très doré, des plages de sable et d’autres de roche, des eaux turquoises et des eaux mouvementées, des campagnes verdoyantes comme des déserts arides, on a vu des villes animées comme des villages fantômes… Ouais, on a vu d’un peu tout ! Vu le nombre de bornes, ça aurait été ennuyeux de voir tout le temps la même chose.

Du calme
J’adore Sydney, j’adore y vivre. Mais j’aime y vivre parce que je suis loin du centre. Je suis plus au calme vers les plages du nord de la ville. Je ne supporterais pas la foule constante du centre, ça n’est pas mon truc, et même si ça m’amuse comme ça quand j’y vais ponctuellement, ça m’agace vite quand même. Là, quelles que soient les villes qu’on a traversées, on n’a jamais eu autant de monde qu’à Sydney, donc c’est parfait. On revient avec la sensation d’avoir pris un grand bol d’air frais et de calme.

Les koalas et le reste de la faune
Quand on est venus en 2013 faire notre road trip  entre Sydney et Airlie beach au nord est du pays, une amie à moi m’avait dit que j’avais juste à lever la tête pour voir des koalas, qu’il y en avait partout. À part me choper un torticolis, il ne s’est pas passé grand chose… Eh oui, les principales populations de koala ne sont pas au nord de Sydney… mais au sud !! Ratéééé ! Rendus au niveau de Brisbane, je me souviens d’avoir eu entre les mains un prospectus avec une femme qui tenait un koala dans les bras. J’en avais tellement marre de regarder en l’air en vain que j’avais fait des pieds et des mains pour qu’on aille à ce parc en question pour faire pareil (on passera sur le prix de l’entrée…. et le prix pour être pris en photo avec le koala… et le prix pour récupérer la photo!). Comme par hasard, juste après ce parc là, on avait vu nos 2 premiers et seuls koalas en milieu naturel, à Noosa heads exactement. Bref, déception absolue à ce niveau-là en 2013 du coup. Mais quasiment 4 ans plus tard, alors que ça fait un peu plus d’un an qu’on habite en Australie, on a enfin l’occasion de les voir en milieu naturel, et pas qu’un peu ! C’est dans le sud que se trouvent les plus grosses colonies de koalas. Mais on est quand-même loin du stade « il suffit de lever la tête pour les voir »… mais ils sont bien là !

Ce qu’on a moins aimé :

Le vent
Je déteste le vent. Je ne me mets jamais en colère ni ne m’énerve facilement, mais le vent a ce don de m’énerver en quelques secondes. Je deviens vraiment on ne peut plus désagréable avec du vent. Et là, sur toute la Great Ocean Road, bah yavait beaucoup de vent… du coup, on applaudit bien fort Alban de m’avoir supportée pendant des centaines de kilomètres 😉

Pas d’accès facile à Internet
Non pas que je sois complètement addict mais en fait j’ai un peu besoin d’Internet pour faire tourner mon auto entreprise, même quand je suis censée être en vacances 😉 Et malheureusement, sur les 3/4 de la Great Ocean Road et de la route qui va vers Adelaide, pas de réseau du tout… On était sans arrêt en itinérance, ce qui, du fait d’être en forfait prépayé, ne nous permettait pas d’accéder à quoi que ce soit.

Trop de plastique
J’ai été choquée de voir du plastique traîner partout, surtout dans des endroits aussi paumés que là où on a été… Des sacs poubelles entiers étaient abandonnés là… Ce ne sont pourtant pas les poubelles qui manquent un peu partout dans le pays. Les gens n’ont donc aucune considération pour l’environnement ?

Le camping en tente, cet intrus
Je pensais que camper en tente, c’était facile, qu’on avait peu de restrictions par rapport aux camping cars. Eh bien non, c’est tout le contraire. Une grosse partie des terrains de campings n’acceptent que des camping cars, des campervans ou des voitures aménagées, et interdisent les tentes. Ça parait improbable, mais pourtant, c’est bien le cas.

Les mouches
Il y a un truc que je déteste en Australie, et qui m’irrite encore plus que le vent (c’est possible) : les mouches. Tu sors de ta tente ? Tu te fais agresser par des mouches qui viennent par dizaines se poser sur toi, et pas n’importe où : bouche, yeux, nez, oreilles… partout où t’as pas envie qu’elles viennent en somme. On en avait déjà pas mal depuis quelques semaines du côté de Sydney, mais on en a eu encore plus sur toute la partie sud où on a regretté de ne pas avoir acheté un filet protecteur !

Bilan global : même si j’ai listé autant de points négatifs que positifs, mon bilan global sur ce trip reste bien évidemment positif.

***

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4 réflexions sur “Australie : de Sydney à Adelaïde via la Great Ocean Road

    • Je crois que c’est le seul truc que je déteste ici en Australie, plus encore que les araignées (au fond, les araignées, si tu les embêtes pas, elles t’embêtent pas non plus! Les mouches, elles te font chier quoi qu’il arrive!). Ravie si j’ai pu raviver ces souvenirs 😉

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    • Pour le coup, ce sont vraiment les mouches qui m’insupportent ici, mais au moins, elles ne piquent pas. La seule fois où j’ai eu affaire à des sandlfies, c’était au niveau de la Barrière de corail. Et le pire avec les sandflies, c’est qu’ils sont tellement rapides que tu les vois rarement à l’oeuvre en train de te piquer. Je suis étonnée que tu en aies eu en NZ, car ce sont plutôt des bestioles présentes sous les tropiques en principe.

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