Toronto, ce Canada américanisé

Petit retour en arrière, pour (re)découvrir la ville de Toronto. En réalité, cet article avait déjà été publié, mais pour une raison que j’ignore, a été supprimé par WordPress le jour de l’élection de Mr Trump…
Retour donc en mai 2015, dans ce bout de Canada que nous sommes allés visiter avec un de mes cousins qui venait de France. Découverte, oui, mais pas pour tout le monde : Alban connaissait déjà pour y avoir effectué un stage pendant ses études, il y a 10 ans de ça (et bim ! grosse baffe temporelle dans la tête en disant ça…). Mais moi, je ne m’étais qu’imaginée cette ville dont il m’avait tant parlée, cette ville très critiquée par les montréalais aussi. Alors j’avais hâte de voir ça de mes propres yeux et de me faire ma propre opinion.

« Après plus de 5h de route, nous arrivons à notre « hôtel ». Il s’agit en réalité d’une résidence universitaire convertie en hôtel pendant la période des vacances. Il semblerait que ça se fasse pas mal, puisque c’est déjà ce que nous avions lors de notre week-end à Ottawa. Le style de la réceptionniste est totalement différent de celui des filles qu’on voit à Montréal : encore plus délurée, plus provoc’, à la limite de la vulgarité. Son anglais est également très différent de celui qu’on entend à Montréal (je reviendrai sur ce sujet dans un autre article concernant le bilinguisme à Montréal), mais mon entraînement linguistique semble être utile puisque je comprends tout ce qu’elle me dit, malgré un accent qui ne m’est pas familier.

Après avoir déposé nos affaires, direction le centre. On se rend compte que notre hôtel est situé bien loin du centre-ville (toujours regarder l’échelle sur Google maps, toujours!). Certes, nous ne sommes pas loin des transports en commun, heureusement… Mais il nous aura fallu quand-même près d’une bonne heure avant de gagner le centre.

Le temps est maussade : il fait froid (8 degrés), il fait gris, venteux, pluvieux. Ce n’est pas vraiment le temps que j’espérais pour découvrir cette ville mais bon !

Au programme de cette journée :

– promenade dans le campus : en ce samedi matin, on croise tout un tas d’étudiants aller et venir, souvent avec un vêtement à l’image de leur université. Les écureuils aussi, vont et viennent !

– arrêt dans un pub pour manger : mon mari nous emmène au p’tit resto dans lequel il avait l’habitude d’aller manger le midi, le Red Lounge (ou Red Room). Ambiance décontractée, plats pour tous les goûts et toutes les bourses, idem pour les boissons.

Red room

– balade dans Chinatown : alors que le quartier chinois d’Ottawa nous avait semblé tout petit, celui-ci nous a paru au contraire très énorme ! Le quartier semble attirer de nombreux touristes, étant donné qu’un bon nombre de boutiques de souvenirs pas chers s’y trouve.

– découverte des rues commerçantes du centre : tout ça entre King Street et Queen Street. On trouve des boutiques de tout et de n’importe quoi, comme par exemple une boutique dédiée au matériel pour fumer du cannabis. Surprenant pour nous français… Ou encore, en passant devant une boutique de chaussures, on remarque une ambiance hors du commun dans celle-ci. Tu m’étonnes, ya un DJ qui est en train de mixer dedans ! Lieu pas commun, mais bon, on se fait connaître comme on peut hein ! On est étonnés par le peu de tissu de certains shorts et jupes de filles et la hauteur des talons… Moi qui ai fait l’effort de ne pas ramener mes « échasses » brésiliennes parce qu’elles sont portables quasiment nulle part, j’ai regretté de ne pas les avoir embarquées cette fois-ci, je n’aurais pas fait tâche dans le paysage !

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– shopping dans un grand centre commercial, Eaton Centre : après ceux du Brésil, du Portugal, et de Montréal, on n’est plus vraiment émerveillés devant l’immensité du lieu. Par contre, j’ai pour ma part eu le plaisir de retrouver une boutique que je n’avais pas vue depuis fort longtemps, Victoria’s Secret,  qui vend entre autres des eaux parfumées aux fragrances envoûtantes (et lourdes de souvenirs pour moi). Je crois qu’à cet instant, en sentant toutes ces odeurs, j’ai quitté Toronto et ai fait un voyage dans le temps !

– visite de la CN Tower (vécu et raconté par quelqu’un – moi – qui a le vertige…) : quand on est arrivés dans le centre de Toronto, je l’avais bien vue, cette haute tour… Mais on n’apercevait finalement qu’un petit bout par-ci par-là, entre deux autres buildings. Et quand on s’est décidés à aller la visiter en fin de journée et qu’on s’en est rapprochés, alors là, j’ai pris conscience de la hauteur du machin… J’ai aussi pris conscience que j’allais devoir grimper là-haut moi-même (pas de Toronto sans CN Tower…), dans cette sorte de grosse soucoupe portée par pas grand-chose…

CN Tower

Après une bonne demi-heure de préparation psychologique, nous voilà devant la porte de l’ascenseur qui va nous faire monter là-haut. Le bidule commence à monter, et là, double stupeur : le sol de l’ascenseur est transparent, et il y a également des vitres sur le côté pour ne rien rater de la montée… Et moi, qu’est-ce que j’ai fait du coup ? Bah j’ai fermé les yeux. Une fois arrivés là-haut, on suit le mouvement, et on va directement admirer la vue panoramique. Euh moi, je reste à un bon mètre cinquante du bord… faut pas déconner non plus ! Puis à force d’auto-motivation, j’ai finalement réussi à m’approcher encore plus.

Toronto, vue de la CN Tower Toronto, vue de la CN Tower

Ok, c’est joli, je retourne en arrière et là, d’un coup, je sens le sol qui bouge. Et m*rde !!!! Je sais pas trop si mes jambes sont en train de me faire défaut pour me laisser m’écraser comme une grosse bouse au sol, ou si ça bouge réellement pour annoncer la chute du lieu (lol), mais la sensation m’incommode. Un peu d’eau sur le visage plus tard, ça va mieux, je suis prête à redescendre dans le flippant ascenseur. Ah nan, c’est vrai, il faut aller voir le plancher de verre duquel on voit le sol quelques 500m plus bas… Ça se trouve au niveau au-dessous. Le sol de ce niveau bouge encore plus, et là, c’est sûr que c’est pas mon vertige qui me joue des tours, car des gamins étaient en train de sauter en continu partout, et notamment sur le plancher de verre. Je m’en approche un peu, mais les gamins me stressent (alors que ça devrait plutôt me rassurer de voir que 20 gamins qui sautent dessus n’arrivent pas à créer la moindre petite fissure…et de voir ce que le plancher est capable de supporter).

Ce que peut supporter le plancher

Ce que peut supporter le plancher

De fil en aiguille, de pseudo-rires crispés en fous rires, j’ai finalement réussi à aller me mettre dessus moi aussi, et même m’allonger. Si si… Bon, je n’y reste pas des heures non plus, p’tite pause photo, et hop, je retourne loin de la vue du vide au plus vite !

Sur le plancher de verre

Finalement, je commence à m’y faire (le meilleur moyen de vaincre le vertige est de s’y confronter…!), à tel point qu’on s’arrête prendre un verre au restaurant panoramique. La nuit est déjà tombée, ça permet de voir Toronto de nuit de dessus… Puis on finit par redescendre, et je réussis même à regarder toute la descente, aussi bien au travers du sol de l’ascenseur que des vitres latérales.

– (re)découverte du hot-dog : mon expérience avec le hot-dog au cours du match de hockey à Montréal n’ayant pas été très concluante, j’ai tenté la réconciliation. Des kiosques à hot-dogs, il y en a à tous les coins de rue de Toronto, et je n’exagère qu’à peine. Et alors que certaines choses de la ville vont coûter très cher (et qu’on t’en rajoute une couche avec les pourboires jamais inclus…),  ça, c’est vraiment donné ! On a payé 2,50$ chaque hot-dog ! Pour le coup, le p’tit grec qui nous les a vendus méritait bien une petite pièce de plus, d’autant que, me voyant grelotter dehors (il faisait vraiment froid, et surtout, contrecoup de la terrible CN Tower), il m’a prêté un petit bout de son kiosque le temps de nous préparer nos saucisses. Ensuite, il nous mets à disposition divers ingrédients, et on met ce qu’on veut dedans. Et finalement, avec des petits cornichons, des piments, des tomates, des oignons, etc…. et bien ça passait mieux ! Je n’en ferais pas mon plat préféré pour autant, loin de là !

Voilà pour cette première journée à Toronto. Bien sûr, ça ne se résume pas à ça, il y a tout plein d’autres choses à voir/faire. Si tu as l’occasion, arrête-toi voir un match de base-ball, c’est pas cher, et vraiment typique. Il semblerait que l’aquarium au pied de la CN Tower vaille la peine aussi.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu et ressenti. Je me suis vraiment sentie dépaysée, sensation bien moindre à Montréal où la communauté française ( et donc le style français) est quand-même omniprésente. Je n’ai jamais été aux États-Unis, mais de ce que j’en connais au travers des très nombreux films et séries que je peux regarder, j’ai l’impression que Toronto est très américain à tous points de vue. Puis il se dégage une énergie communicative de cette ville. Et quelque chose que j’ai beaucoup aimé, c’est cette vue sur le lac, et qui donne vraiment l’impression d’être en bord de mer. Je le savais déjà, mais j’ai encore davantage réalisé à quel point la vie en bord de mer me manquait..

Justement, demain, on reste à Toronto, mais on va dans le lac Ontario, direction Toronto Island. Comme un air de vacances aux abords de la jungle urbaine… ! »

***

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4 réflexions sur “Toronto, ce Canada américanisé

  1. Ahah pour le coup du vertige et de s’y confronter pour le vaincre, je passe mon tour 😀 ça ne marche pas !
    En tout cas Toronto a l’air bien chouette, les grandes villes ne me déplaisent pas au contraire!

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  2. C’est vrai qu’elle est très critiquée par les Montréalais (les Maple Leafs aident pas ! ^^) mais j’ai été vraaaaaiment agréablement surprise par l’évolution de la ville, j’y suis retournée il y a quelques mois après plusieurs années et il y a vraiment plein de cafés/restos/bars sympas et avec un super design, des lieux culturels, terrasses sur le toit vraiment jolies, etc. Puis en plus les gens sont sympas. Vraiment, ça a changé la perception que j’avais de la ville! Le seul truc c’est que c’est un peu plus cher que Montréal, mon budget l’a senti 😛

    Aimé par 1 personne

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