Australie : balade dans le Kakadu national park

Ce parc national, j’avais hâte de le connaître. Plusieurs personnes m’avaient dit que c’était ce qu’elles avaient préféré de leur découverte de l’Australie. Forcément, je m’attendais à quelque chose de grandiose. Alors, c’était comment en vrai ? Eh bien je te dis tout ici 🙂

Généralités

Situé à un peu moins de 150 km de Darwin pour le point le plus proche, le Kakadu National park est facilement accessible. Il s’étend sur près de 20 000 km², donc sois préparé(e) à rouler si tu veux voir des choses différentes 🙂
Pour parcourir ce parc en toute légalité, il te faudra acheter un pass (25 dollars par adulte) que tu peux trouver à certains points spécifiques. Quand tu arrives de Darwin, le plus simple est de t’arrêter à la station essence de l’établissement Aurora Kakadu, situé environ 50km après l’entrée du parc. Une fois le pass acheté, garde le toujours avec toi. Perso, on n’a pas été contrôlés, mais il parait que ça arrive… Bon, c’est de la prévention !

Kakadu national park (Australie – novembre 2017)

Je savais avant d’y rentrer que c’était grand, mais j’imaginais que ce serait empli de paysages variés. Au final, assez rapidement, j’ai trouvé qu’il fallait rouler vraiiiiiment beaucoup avant de pouvoir noter le moindre changement de paysage (pour ce qui concerne la route uniquement). Pendant des dizaines de kilomètres, tu roules sur des routes rectilignes longées de terre rouge et d’arbres épars. Sûrement du fait que nous en soyons au tout début de la saison humide, c’est plutôt désertique à ce moment. En soi, ce n’est pas désagréable. Après tout, on ne va pas au Kakadu pour voir de la foule ! Par contre, ça a beau être vide de monde, les mouches et moustiques ne désertent pas les lieux, eux !

Côté climat, ça n’est certes pas très loin de Darwin, mais c’est encore plus chaud et encore plus humide. Il y a d’ailleurs des panneaux de prévention un peu partout concernant le risque de coup de chaleur, afin de savoir l’éviter, le diagnostiquer, et surtout le soigner.

Les crocodiles sont bel et bien présents aussi, et pas que sur les panneaux de mise en garde. Pendant la saison humide, il semblerait que beaucoup de zones ne soient pas accessibles, non seulement parce que nombreuses sont celles qui sont inondées, mais aussi parce que les crocodiles sont du coup encore plus partout (ils ne s’éloignent jamais trop de l’eau, mais plus il y a d’eau partout, plus il y a de risques de croiser des crocos!). La règle de base, c’est de ne pas rester trop près des rivières… Initialement, je pensais presque que c’était un mythe cette histoire de région infestée de crocodiles, et finalement, j’ai vite constaté que les rivières en étaient véritablement pleines. Tous les ans, il y a des accidents (et des morts!) dus aux crocodiles ; les règles ne sont apparemment pas faites pour faire joli… Tu en verras donc facilement par toi-même un peu partout. Par contre, si tu veux voir des crocodiles sauter, il te faudra faire une des « croisières » sur rivière, au cours desquelles de la viande est suspendue au-dessus de l’eau de façon à ce que le croco saute pour le récupérer. Très franchement, pour avoir fait l’une de ces croisières, j’ai trouvé que c’était cher payé pour faire faire une activité peu naturelle à l’animal… Pour peu que tu sois mal placé(e) dans le bateau, tu as tout gagné… enfin nan, tout perdu 😉

Crocodile – Kakadu National park (Australie – 2017)

À voir et faire*

  • Ubirr :
    • peintures aborigènes réalisées sur les rochers : il est possible d’aller les voir en compagnie d’un ranger local, et je te recommande vivement de faire ainsi. Renseigne toi auprès du visitor centre le plus proche sur les horaires (variations selon les jours et la saison).
    • rencontre avec les black wallaroos : petits kangourous natifs de la région, plus bruns que les autres et vivant volontiers dans les cavernes rocheuses plutôt que dans les endroits boisés.
    • coucher du soleil : à admirer des hauteurs de ce lieu unique.

Black wallaroo – Kakadu National Park (Australie – 2017)

  • Cahills crossing : si tu veux être certain(e) de voir des crocodiles dans leur milieu naturel et sans payer, c’est là qu’il faut aller ! ATTENTION : ce n’est pas parce que les voitures traversent facilement ici que tu dois t’amuser à faire pareil à pied ; tu NE DOIS PAS le faire… JAMAIS. Sauf si tu ne tiens pas à ta vie ! 🙂 
  • Bardedjilidji walk : petite randonnée sympa au milieu des termitières et édifices rocheux naturels dont une partie proche de la rivière. Certes, tu as plein de panneaux qui te laissent penser que tu vas crever sur place c’est risqué en raison à la fois de la chaleur extrême et des crocos, mais si d’une part tu emmènes suffisamment d’eau et que d’autre part tu restes sur le chemin (qui est en hauteur par rapport à la rivière et donc sans risque concernant les crocos), tout ira bien !
  • Jabiru : c’est ZE city du parc. C’est là que tu as toutes les commodités, commerces, médecins, etc… C’est là que tu pourras te ravitailler ! Et en fonction de ton opérateur téléphonique, il se peut que ce soit le seul endroit où tu captes Internet dans tout le parc !
  • Nourlangie trail : tu as là diverses options de balades, plus ou moins longues, plus ou moins faciles. Compte tenu de la chaleur ce jour-là, nous avons choisi la Anbangbang rock shelter walk. Elle ne fait que 1.5km de long et n’est pas particulièrement difficile, mais quand tu la fais sous un soleil de plomb, les rares montées de la rando t’achèvent littéralement ! En revanche, tu as le long de cette balade plusieurs belvédères ombragés desquels tu peux admirer d’amusantes peintures rupestres.

Représentation d’une fête – Kakadu National park (Australie – 2017)

  • Les trous d’eau (billabongs) : il y en a plusieurs accessibles de la route sud de Jabiru, mais bon nombre d’entre eux sont vides à cette saison, et sûrement trop pleins après la saison humide… J’imagine que le mieux est d’y aller vers mai-juin. Dans tous les cas, tu y trouveras une faune sauvage assez présente.
  • Yellow water : balade sympa à faire au moment du coucher du soleil, les jolies couleurs étant amplifiées par la lumière du soleil couchant. Ça consiste en quelques pontons métalliques qui te permettent de marcher au dessus des marécages densément habités par divers animaux, alligators y compris. D’ailleurs, tu verras qu’ils ne bouffent pas forcément tout être vivant qui s’aventure près d’eux : canards et autres oiseaux barbotent sans aucune crainte à leurs côtés. On nous aurait menti ? 😀

Yellow water – Kakadu national park (Australie – 2017)

  • Mardugal campground : entendons-nous bien, ce n’est pas le camping en lui-même qui est à voir (d’ailleurs, il n’y a rien à voir, hormis les nombreux kangourous qui profitent de l’absence des humains pour venir grignoter les restes de viande 😉 ). Mais il y a une balade qui part de là pour rejoindre la rivière. Comme dans toute balade dans ce parc, sois attentif(ve) à ce qu’il se passe autour de toi. Nous avons vu d’énormes bouses de buffles, et qui dit crotte de buffle, dit buffle ! Nous en avons croisé plus tard alors que nous étions dans notre van en train de rouler, et ils ont commencé à nous charger… et je t’assure que quand tu vois la masse, t’as pas envie d’en croiser en étant à pied !
  • Gungurul : randonnée de 800m avec accès à un point de vue 360°. Je ne te recommande vraiment pas de la faire en pleine journée, il n’y a pas d’ombre et le dénivelé est marqué, ce qui la rend difficile (d’ailleurs, les informations touristiques t’indiquent qu’il te faut 1 heure pour faire ces 800m aller-retour… ça veut tout dire). Le point de vue n’est pas exceptionnel mais il offre une perspective différente. 
  • Bonus : si j’en parle en bonus, c’est parce que je n’ai pas pu le faire moi-même en raison d’un véhicule non adapté, mais que de ce qu’en ai lu et vu, ça vaut vraiment le détour :
    • Gunlom waterfall creek : la photo de ce lieu est souvent utilisée dans les brochures touristiques du Kakadu National park. Le seul hic est vraiment l’accès ; c’est sûrement faisable avec un véhicule non 4×4, mais faut pas avoir peur de frotter de temps en temps et ne pas craindre qu’il tombe en pièces à la fin du chemin.
    • Maguk : malheureusement, seuls les 4 premiers kilomètres sont faisables sans 4×4… Que tu fasses le chemin en entier ou seulement les 4 premiers kilomètres, tu vas en bouffer de la terre ocre !! Tu noteras que les termitières ont un aspect légèrement différent : leurs contours sont beaucoup plus découpés, avec des sommets pointus, tandis que celles dans le reste du parc sont plus arrondies. Donc même si tu n’as pas de 4×4, engage toi dans le chemin au moins pour voir ça.

* liste non exhaustive basée sur ce qu’on a fait uniquement.

Dormir et manger

Aurora Kakadu : tu as le choix entre le camping et les logements individuels. Pour des raisons financières, on choisit plus facilement le camping, car tout coûte tellement cher dans ce parc national que t’es content(e) dès que tu peux faire le moindre centime d’économie. Sur le terrain de camping, tu te sens légèrement seul en tant qu’humain : nous étions en effet tous seuls, en compagnie de très nombreux animaux (kangourous, cochons sauvages, aigles, oies, centaines de perroquets, crapauds…). Si les animaux avaient décidé de se rebeller contre nous, on aurait été sacrément dans la merde ! L’endroit est sûrement très fréquenté à la haute saison, mais pour nous, ça donnait l’impression qu’une épidémie avait anéanti la race humaine et qu’il ne restait que nous (non non, je n’ai pas regardé trop de films catastrophe!). Pendant la journée, le coin piscine, bien que toujours agréable, est assez bruyant en raison des centaines de perroquets qui viennent s’abreuver ici. Ils s’en vont, non en silence, à la tombée de la nuit, pour revenir dès les premiers rayons du soleil.

Kangourou mâle – Kakadu National park (Australie – 2017)

Merl campground : là, tu n’as rien, même pas de management. Tu as juste des barbecues et des toilettes (particulièrement bien entretenues pour un endroit où tu ne croises absolument personne). Pour payer dans un tel endroit, tu dois mettre la somme correspondante dans une enveloppe que tu laisses dans une « honesty box« . Je me demande combien de personnes sont suffisamment honnêtes pour laisser la somme demandée… Bref, le lieu n’est pas désagréable en soi, mais il ne vaut pas du tout le prix qui était demandé pour nous 4 (60 dollars pour la nuit) par contre. Je n’ai jamais été aussi incommodée par les moustiques et mouches que là… Et en cela, j’en garde un mauvais souvenir du coup !

Cooinda Gagudju lodge : un havre de paix  et de confort bien mérité au coeur d’un environnement quand même sacrément hostile ! C’est un très beau resort appartenant au groupe Accor hotels, et bizarrement, à peine plus cher que tout ce que tu trouveras ailleurs dans le Kakadu National park alors que ça aurait mérité un tarif bien plus élevé. Et cerise sur le gateau : ils servent de l’alcool ! (c’est interdit partout ailleurs dans le parc).

Piscine du Cooinda lodge – Kakadu NP (Australie – 2017)

À prévoir :

  • filets anti-mouches : le truc que j’ai acheté et dont je ne pensais pas me servir un jour… Franchement, les mouches sont particulièrement chiantes là-haut, et si tu veux éviter de devenir hystérique au point de commettre un mouchicide de masse, c’est mieux d’en avoir un. De plus, il protège aussi contre les moustiques 🙂 Ça ne te dispense pas d’utiliser un repellent pour le reste du corps (note : les trucs naturels ne sont pas suffisants là-haut… quand les moustiques aiment ta peau, ils ne font pas semblant, et seules des molécules synthétiques bien agressives feront l’affaire, hélas…).
  • vêtements légers mais « couvrants » : tu seras content(e) le soir d’avoir quelque chose qui empêche les insectes volants de venir t’embêter une fois la nuit tombée. Et c’est aussi utile en journée, pour limiter le risque de coup de chaleur.
  • de l’eauuuuuuuuu et un chapeau : le coup de chaleur n’est vraiment pas un mythe donc ne sois pas radin avec la quantité d’eau que tu emmènes avec toi, et porte un chapeau. De plus, évite les efforts intenses aux heures les plus chaudes, et même si tu n’as pas faim avec cette chaleur, restaure toi régulièrement en mangeant léger mais vitaminé (les fruits vont être tes meilleurs alliés).
  • crème solaire : de toute façon, où que tu ailles en Australie, c’est juste indispensable.
  • alcool : si tu aimes bien déguster une bière fraîche à la fin d’une chaude journée, embarques-en dans ton campervan/voiture, car en dehors de quelques rares hôtels, tu n’en trouveras pas dans le parc !

No comment 🙂 Mon Kakadu style ahah

Conclusion

Alors, est-ce aussi bien que ça le Kakadu National Park ? Oui, c’est un bel endroit, dépaysant, et malgré les longues distances, ça vaut le détour. Mais plusieurs personnes m’ayant dit que c’était la plus belle chose qu’ils aient vu de toute l’Australie, j’en viens quand même à me demander ce qu’ils ont vu d’autre du pays (mon coup de coeur australien restant la Grande Barrière de Corail, mais bon, les goûts et les couleurs…). J’ai pour ma part préféré le Litchfield National park, où nous sommes allés juste après, et duquel je parlerai dans le prochain article !

***

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4 réflexions sur “Australie : balade dans le Kakadu national park

    • T’as vu ça ! J’en suis fière hehe 😀
      J’imagine que tu ne connais pas le Litchfield National park non plus, j’en ai fait un article juste après. J’ai préféré 🙂

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