États-Unis : 3 jours sur l’île d’Hawaii

Hawaii, c’est certes le nom d’un État des États-Unis, qui est constitué du seul archipel appelé Hawaii, dont l’île la plus grande s’appelle Hawaii. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? 😉 Quand même, pour éviter les confusions, cette île porte un autre nom : Big island (que j’utiliserai dans le reste de cet article pour parler de l’île en question), littéralement la grande île ! Son nom n’est pas un hasard, puisque comme mentionné dans mon article d’introduction sur Hawaii, il s’agit de la plus grande île de l’archipel. Elle est notamment connue pour comporter l’un des volcans les plus actifs du monde, le Kilauea, qui a d’ailleurs fait des siennes cette année. Je te raconte ici notre périple de 3 jours sur cette île, en n’oubliant pas de te faire part de mes bons plans et coups de coeur. (et pour ceux qui veulent directement voir les photos, c’est ici que ça se passe !)

Coucher de soleil hawaïen

Se rendre à Big island

Quel que soit l’endroit du monde d’où tu arrives, il est fort probable que tu doives passer par Honolulu d’abord, et ensuite prendre un autre vol entre Oahu (pour rappel, l’île où se trouve Honolulu) et Big island. Il y a trois aéroports sur Big island :
Kailua-Kona airport à l’ouest de l’île
Hilo airport à l’est
– et Waimea-Kohala airport au nord.
Les deux premiers sont les plus desservis, et à eux deux, tu as plusieurs possibilités de vols par heure.

À moins que tu ne fasses du bateau stop ou que tu aies ton propre bateau, sache qu’il n’y a plus de liaison maritime entre Oahu et Big island.

Se déplacer sur Big island

Location de véhicule obligatoire (ou tu peux tenter le stop, mais quand tu es un groupe de 6 comme on l’était, ça le fait pas du tout…), surtout si tu es là pour une courte durée. Les transports en commun sont quasi inexistants sur cette île, et elle est quand même assez étendue, avec peu de routes (sans parler de celles qui ont été coupées par des coulées de lave). Tu trouveras aux aéroports toutes les agences de location qu’il te faut, mais si tu peux, essaie de réserver à l’avance, les prix sont généralement plus intéressants en ligne.

Dormir à Big island

L’avantage sur cette île, c’est que ça coûte bien moins cher que sur Oahu ! Pour nous qui arrivions en groupe de 6, nous n’avions par contre pas énormément de choix disponibles, mais ce que nous avions était largement au dessus de nos attentes. Nous avons logé au Holua resort (au sud de Kona), un grand hôtel du groupe Wyndham. Alors certes, c’était un resort, mais d’une part c’était l’option la moins chère, et  d’autre part, notre hébergement faisait plutôt penser à une petite maison de ville aménagée. Nous y étions tellement bien que nous nous serions bien vus habiter là. Deux chambres au rez-de-chaussée, un énorme séjour – salle à manger à l’étage, sur lequel s’ouvre une belle cuisine américaine toute équipée (tellement équipée qu’en 3 jours, tu n’as même pas le temps de tout tester!), une terrasse de laquelle on peut profiter des effluves de parfum de frangipanier, hibiscus et orchidées. Il y avait apparement plein de piscines partout dans le resort, mais nous étions tout le temps partis, donc nous n’avons pas du tout profité des équipements communs de ce type.

Ce que je te recommanderais, ce serait de dormir dans la région dans laquelle tu vas passer le plus de temps pour limiter tes déplacements. Ainsi, si tu prévois de privilégier la côte est, atterris et regarde les hébergements à Hilo par exemple. Si tu veux plutôt voir les plages et profiter du beau temps, table sur la côte ouest, autour de Kona.

Manger à Big island

La majorité du temps, nous tâchions de cuisiner ou de nous faire des pique niques (il y a quelques supermarchés sur l’île). Mais lorsque nous étions pressés (notamment avant d’aller prendre l’avion de retour vers Oahu), nous avons testé les restos locaux. À vrai dire, nous n’en avons testé qu’un, que nous avons tellement aimé que nous y sommes retournés une seconde fois ! Il s’agit du Umeke’s fishmarket, où tu peux déguster de délicieux Poke fraîchement cuisinés tout en baignant dans une ambiance typiquement américaine.

À voir sur Big island

Alors bien sûr, cette section est uniquement basée sur ce qu’on a fait pendant notre séjour sur place. Autrement dit, cette liste n’est pas exhaustive mais simplement indicative 😉

Les plages de l’ouest

  • Kiholo bay : baie où de vieilles coulées de lave rencontrent la mer, parfaite pour le snorkeling. Cette plage est le premier endroit où nous nous sommes rendus sur Big island. Et comme comité d’accueil, nous avons eu droit à quelques tortues, qui en plus d’être présentes, n’étaient pas vraiment peureuse. On s’est retrouvés nez à nez avec l’une d’entre elles, et au lieu de fuir, elle restait là, à brouter au fond de l’eau, et nous regarder entre chaque bouchée. Là, on s’est dit que le rêve commençait…
Vue aérienne de Kiholo bay
  • Kukio beach : là encore, les tortues étaient au rdv, mais il est plus difficile et dangereux d’aller nager avec elles. Le fond est jonché de roches volcaniques acérées, pierres que tu retrouves sur les côtés aussi. Toutefois, selon la marée, des piscines naturelles peuvent se former justement entre certains amas de roches, et auquel cas tu peux tenter la baignade sans crainte.
Le contraste océan vs roches volcaniques à Kukio beach
  • Kua bay : cette plage est présentée comme étant l’une des plus belles plages de l’île : sable blanc, eau turquoise. C’est l’endroit où nous avons croisé le plus de monde pendant tout notre périple sur Big island ! Attention aux vagues, même quand elles sont de petite taille, elles sont très puissantes, et elles te rappellent que tu n’es pas grand chose face à la force de l’océan !
  • Mahai’ula beach : jolie petite baie à l’image des cartes postales de Hawaii, encerclée de gigantesques palmiers. Nous nous y sommes arrêtés en fin de journée, à l’heure d’un magnifique coucher de soleil aux nuances dorées. Un chemin continue un peu plus vers le nord pour accéder à Makalawena beach, apparemment très belle aussi.
La plage carte postale de Big island
  • Captain Cook monument : c’est un monument érigé en l’honneur du capitaine James Cook, qui aurait été assassiné en 1779 ici même après que les choses aient dégénéré avec les locaux. Pour accéder au monument lui-même, pas possible par la route : soit faut marcher un peu (attention, chemin peu ombragé) soit faut y aller par la mer. Dans ce dernier cas, tu peux soit payer une blinde pour être sur un de ces bateaux avec animation, toboggans, etc etc, soit faire un petit effort physique pour accéder à cet endroit en kayak (30 minutes environ de kayak en venant de la crique d’en face), et franchement, même si t’en baves un peu avec le vent de face, ça vaut la peine. Tu as en plus la possibilité de voir quelques dauphins s’amuser dans la baie, ainsi que quelques tortues. Je recommande vraiment cette dernière option.

Se confronter avec la nature volcanique

  • Volcanoes national park : (accès : $25/véhicule valide plusieurs jours) c’est l’une des principales « attractions » de Big island, et pas de bol, c’était fermé pour des raisons de sécurité lorsque nous y sommes allés. En effet, en mai dernier, le volcan Kilauea est entré en éruption (et un bon gros séisme a suivi, le plus gros depuis 1975), occasionnant des coulées de lave aux nouvelles trajectoires, résultant entre autres en l’évacuations de milliers de personnes. Le parc est resté fermé pendant 134 jours afin que les autorités s’assurent de la stabilisation de l’activité volcanique et sismique. Il a rouvert fin septembre ; toutefois, la surveillance reste de mise, particulièrement depuis l’observation d’une augmentation de l’activité sismique ces dernières semaines, pouvant être aussi bien des répliques du séisme de mai que l’annonce d’une nouvelle éruption. Bref, du coup, pas de volcano national park pour nous 🙁
  • Lava wall (près du Mackenzie recreation state park) : les coulées de lave mentionnées précédemment ont fait beaucoup parler d’elles, et ont été l’objet de vidéos virales sur la toile. L’une d’elle est fameuse pour avoir coupé une route (on la voit avancer doucement sur la route), et maintenant que la lave a durci, la route est définitivement coupée (ou du moins jusqu’à ce que ce soit déblayé, et pas sûre que ça arrivera vu la quantité de roches que cela représente). Nous avons pu approcher ce mur en question, et nous rendre compte de l’immensité de cette coulée, qui se jette dans la mer un peu plus bas. Une odeur de souffre et de feu de bois subsiste dans toute la zone, certaines fumerolles sont toujours très actives à proximité (ATTENTION : ne surtout pas respirer à pleins poumons).
Sur le mur de lave
  • Punalu’u beach park : située à l’est de la pointe sud de l’île, cette plage est particulière pour son sable intégralement noir. Je n’en avais encore jamais vu, c’est surprenant. Je ne me suis pas baignée à cet endroit, car nous avions encore de la route à faire pour rentrer, mais quand bien même, je ne suis pas sûre que je l’aurais fait : voir le fond ainsi tout noir revient à avoir l’impression de ne rien voir du tout, et ça, dans l’eau, c’est pas possible pour moi ! Dans la série des sables aux couleurs différentes, je mentionnerai également le sable vert de la pointe sud de Big island (qui est le point le plus austral de Hawaii, mais également le plus austral de tous les États-Unis!).

Voilà pour nous. Faute de temps, nous n’avons pas pu voir davantage ; j’avais notamment relevé des randos et chutes d’eau sur le quart nord ouest de l’île, mais une fois sur place, lorsque nous avons réalisé à quel point les distances étaient plus grandes que ce que nous croyions, et qu’il n’y avait vraiment que très peu de routes, ça n’a pas été possible d’y aller.

En conclusion, je dirais tout d’abord que 3 jours sur cette île, c’est bien trop court ! Même avec le parc des volcans fermé, alors que j’avais l’intention de faire plusieurs choses dedans, nous n’avons pas pu tout faire de ce qui était prévu. Et j’ajouterais que, compte tenu de l’activité sismique et volcanique du coin, il faut bien se renseigner sur ce qui est faisable ou non. Si le parc des volcans est ouvert lors de ton passage à Big island, commence par t’arrêter au Visitor centre pour recueillir toutes les infos de sécurité nécessaires, et prends en bien note. Et enfin… profite !

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2 commentaires sur “États-Unis : 3 jours sur l’île d’Hawaii

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